Dragons et mécanismes d’Adrien Tomas, l’inventivité de la plume, la puissance du conte

Adrien Tomas est pour un auteur aussi talentueux que J.K. Rowling. Entendez par là qu’il est capable d’immerger les lecteurs dans son univers riche en quelques pages à peine. Une capacité envoûtante qui se vérifie avec ce nouvel ouvrage.

Plutôt que de mettre en scène une saga à suivre tome après tome, l’auteur a opté pour des opus interdépendants se déroulant dans le même univers. Au lecteur de piocher ce qu’il désire dans cet univers vaste et passionnant. Clins d’œil et références sont légion mais sans jamais gêner la lecture pour ceux qui n’auraient pas lu les ouvrages précédents.

C’est une aventure épique qui attend le lecteur, digne des meilleurs récits d’exploration. Le départ de cette quête intense résonne comme les plus grands classiques du genre, un duo de personnages antinomiques mais complémentaires, un monde sauvage et exotique, et des péripéties vitaminés. L’auteur insuffle suffisamment de dynamisme et d’humour pour que le récit se dévore tout seul.

Le fait qu’il s’intègre dans un schéma d’aventure classique n’empêche pas le récit de se montrer original dans le développement de ses personnages, notamment dans leurs sentiments amoureux, l’occasion pour l’auteur d’évoquer des orientations sexuelles encore trop peu abordé dans la littérature jeunesse. Les autres thèmes centraux du récit sont modernes et terriblement actuels, l’épuisement des ressources naturelles, l’aveuglement des gouvernements, des sujets qui parleront à la jeune génération.

Aussi riche et foisonnant soit le récit, il reste maîtrisé du début jusqu’à la fin. Le dénouement aurait peut-être mérité plus de développement ainsi que certaines intrigues secondaires mais force est de reconnaître que l’auteur est parvenu à livrer un récit épique et consistant. Un festin pour les amateurs de fantasy.

Résumé : Dague est voleur et espion. Il vit de cambriolages et de petits larcins. Alors qu’il est en mission de surveillance, il assiste à l’agression de Mira, une étrangère qui a fui son pays suite à un coup d’Etat. L’adolescente est archiduchesse, poursuivie par un tyran qui veut l’épouser et s’accaparer ses talents. Car elle fait partie des mécanomages, des sorciers capables de combiner leurs pouvoirs à de savants montages d’ingéniérie mécanique. En sauvant Mira, Dague est blessé, et les deux jeunes gens sont d’abord contraints de se cacher. Mais l’aristocrate est déterminée. Pour échapper à son ennemi et – accessoirement – tenter de récupérer le trône d’Asthénocle auquel elle peut prétendre, elle est résolue à s’enfoncer au cœur de la jungle. Un territoire hostile, quasi inexploré, et peuplé de dragons sanguinaires.

Éditeur ‎Rageot Editeur; Illustrated édition (24 février 2021)
Langue ‎Français
Broché ‎640 pages
ISBN-10 ‎2700275470
ISBN-13 ‎978-2700275476
Âge de lecture ‎12 années et plus

Le prince cruel d’Holly Black, éditions Rageot / 02 septembre

 

Résumé: Jude a 17 ans et vit à la Haute Cour de Domelfe dans le royaume de Terrafæ. Enlevée au monde des mortels lorsqu’elle n’était qu’une enfant et élevée avec ses sœurs parmi les puissants, elle a appris à se protéger des sortilèges et à se battre à l’épée. Pourtant, elle subit jour après jour les moqueries et les insultes. Car elle n’est qu’une humaine, vouée à la mort, dans un monde où règnent les Fæs, créatures sublimes, immortelles… et cruelles.Bien connu des amateurs de fantastique dans l’édition jeunesse, notamment avec sa saga des chroniques de spiderwick, Holly Black signe son grand retour à la fantasy jeunesse avec une nouvelle saga pleine de sang et de fureur et se déroulant à nouveau dans l’univers des fées.

Chronique : Ayant depuis longtemps abandonné le côté young adult de la fantasy je craignais fortement que ce prince se montre bien cruel avec moi lors de la lecture. Comme tout genre et sous-genre, le young adult possède ses tics d’écritures qui finissent par lasser. Le premier tiers de l’ouvrage m’a effectivement fait craindre d’être tombé sur les pires travers de la young fantasy. Une héroïne impulsive qui ne sait que s’attirer les ennuis, un antagoniste haïssable au possible et un début de romance qui sent la manipulation et le narcissisme autant que les jardins royaux sentent la rose.

Heureusement l’intrigue prend un tournant salvateur qui relance les enjeux et rabat les cartes des relations entre les différents protagonistes. Notre jeune héroïne prend son destin en main et celui de Domelfe par la même occasion. Son initiation au monde impitoyable de l’espionnage et des intrigues de cours lui permet de gagner en maturité et en profondeur alors que son regard sur le monde des fées, qu’elle enviait tant, se teinte de cynisme et d’amertume. Elle finira par comprendre qu’il y a quelque chose de pourri au royaume des fées.

Les personnages se révèlent plus fins que les premiers chapitres ne le laisser présager. Les bouleversements qu’ils connaissent au fil des complots aiguisent leurs psychologies et efface le manichéisme que l’on pouvait ressentir au début de la lecture. Une fois la dernière page refermée impossible de prévoir comment la situation va évoluer.

Le royaume des fées aurait mérité plus de descriptions, en l’état le récit est très cloisonné. On passe d’un manoir à un autre sans vraiment profiter des paysages de ce royaume magique. Cela s’explique par la tournure plus sombre que prend l’intrigue mais l’immersion dans cet univers, à l’issue du premier volume, n’est que partiellement réussie.

L’intrigue qui se met en place progressivement reste de facture classique mais plaisante et promet le meilleur pour la suite de la saga. Le travail effectué sur le profil psychologique des personnages est solide et place ce prince cruel dans les bonnes surprises de cette rentrée littéraire.

« Les faes sont peut-être de belles créatures, mais cette beauté est comme une carcasse d’un cerf doré, infestée d’asticots, prête à exploser »

Collection : Grand Format
EAN : 9782700273885
EAN numérique : 9782700263510
 
 
 
 
 
 

Panique dans la mythologie : Hugo contre le Minotaure ( 7 septembre 2016) de Fabien Clavel

Hugo, féru de mythologie, anti-héros par excellence au sein de sa classe de 5e, devient en revanche un précieux allié des Dieux lorsqu’il bascule dans le passé.
Quand  Hugo  observe sur un vase antique que Thésée a disparu du Labyrinthe, il suspecte la magicienne Médée et part à la recherche du héros de l’Attique.

Critique : Ce second tome de Panique dans la mythologie s’adresse aux jeunes lecteurs passionnés de mythologie. A travers les missions d’Hugo on redécouvre de façon ludique et originale les plus célèbres mythes de la mythologie grecque. Pour ce second épisode, direction la Crète sur les traces de Thésée dans le labyrinthe du minotaure car le jeune héros semble être en danger ! Le plus sympathique, c’est de voir la psychologie du jeune Hugo s’étoffer.Plongé dans la mythologie, il s’épanouit, savourant l’aventure, son rôle valorisant de mythoplaste… et la présence de la jolie Blanche à ses côtés ! Son émerveillement pour ce monde disparu qui renaît sous ses yeux est communicatif.

Note : 8,5/10

 

  • Poche: 160 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Rageot Editeur (7 septembre 2016)
  • Collection : Rageot Romans

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Panique dans la mythologie : l’odyssée d’Hugo (7 septembre 2016) de Fabien Clavel

Hugo, féru de mythologie, anti-héros par excellence au sein de sa classe de 5e, devient en revanche un précieux allié des Dieux lorsqu’il bascule dans le passé.
Lors d’une visite au Louvre, Hugo est projeté dans l’Antiquité. Il découvre qu’Ulysse a disparu et Hadès lui confie la mission de le retrouver.

Critique : Ce premier tome de Panique dans la mythologie inaugure une série de courts romans pour les jeunes lecteurs passionnés de mythologie. On redécouvre de façon ludique et originale les plus célèbres mythes de la mythologie grecque. Pour ce premier épisode, direction Troie pour revivre l’Odyssée d’Ulysse car ce dernier a disparu !
Le format court de chaque tome rend l’histoire très dynamique et le duo Blanche/Hugo fonctionne à merveille.

Note : 8,5/10

 

  • Poche: 160 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Rageot Editeur (7 septembre 2016)
  • Collection : Rageot Romans

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Léo a disparu (21 septembre 2016) de Roselyne Bertin

Pour suivre un chat, Léo se glisse à travers un soupirail et tombe dans une cave abandonnée dont il est impossible de sortir. Livré à lui-même, il explore les lieux et découvre le butin caché de cambrioleurs. À l’extérieur, sa disparition suscite l’angoisse de ses parents, l’inquiétude de ses camarades et une enquête de gendarmerie menée par l’inspecteur Valérian.
Léo sera-t-il délivré grâce à la ténacité de ses camarades ?

Critique: Léo va avoir 13 ans dans 22 jours. Ses parents viennent de se séparer et il vit avec sa mère dont il est très proche. Son existence se partage entre le collège malgré son aversion terrible pour les leçons de grammaire, ses copains Olivier et Clément et la passion qu’il voue au monde animalier. D’ailleurs c’est simple, plus tard, il sera vétérinaire!
Cette petite vie tranquille et sans histoire se trouve bouleversée le jour où il ne se présente pas au collège.
Pourtant il est parti le matin comme d’habitude, un peu contrarié certes car son premier cours proposait un contrôle ardu de grammaire. En plus, Estelle, une camarade de classe secrètement amoureuse du jeune garçon, l’a vu devant la grille de l’établissement scolaire. Elle en est sûre et en témoigne face au policier, Gilles Valérian, chargé de l’enquête.
Car il faut bien se rendre à l’évidence. Léo a disparu ce mardi matin à 7h45 devant son collège et en présence des quelques centaines d’autres élèves venus en cours tout comme lui.
Alors enlèvement? Fugue? Le mystère reste entier.Roselyne Bertin nous offre une lecture passionnante tant par le contenu de son récit, que par la manière dont elle nous le livre et surtout l’approche de style singulière à laquelle elle nous confronte.Entre les lettres anxieuses et pourtant résolument optimistes qu’écrit sa mère à Léo pour garder espoir, l’avancée de l’enquête avec toutes ses incertitudes de Gilles et surtout le récit par Léo lui-même qui va passer peu à peu de l’inquiétude que doit susciter sa disparition aux pires craintes pour sa sécurité, rien n’est laissé au hasard et on se laisse prendre au rythme et au ton de ce récit enlevé jusqu’à la dernière ligne.

Note :9/10

 

  • Poche: 96 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Rageot Editeur (21 septembre 2016)
  • Collection : Heure noire

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500 000 euros d’argent de poche (21 septembre 2016) de Rémi Stefani

La nuit dernière, un meurtre a eu lieu derrière la maison d’Aurélien, sur le chemin qui borde la Moselle. Le cadavre d’un comptable criblé de balles a été retrouvé, ainsi que l’arme du crime. Au matin, le garçon découvre dans les broussailles une sacoche renfermant 500 000 euros. Qu’en faire ? Partagé entre le désir de garder le pactole et le sentiment de faire quelque chose de mal, Aurélien hésite…

Critique: Un roman policier agréable à lire avec la figure d’anti héros du père qui introduit l’humour dans le récit. L’histoire est complète avec le voisin qu’il faut écarter, la mère pleine de droiture et le flic ripoux. Alors, que ferions-nous avec 500 000 euros d’argent de poche? Cela ne vaut-il pas tous les efforts pour tenter de les conserver en dépit du danger?

Note : 9/10

 

  • Poche: 160 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Rageot Editeur (21 septembre 2016)
  • Collection : Heure noire

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Plus fort que la police (21 septembre 2016) de Rémi Stefani

Alors qu’il rentre chez lui, Antoine assiste à l’arrestation de sa mère pour vol au supermarché. Son père, braqueur, est en prison pour plusieurs années. Résolu à échapper à la police et craignant un placement en famille d’accueil, le garçon se réfugie dans son grenier et échafaude alors un plan infaillible. Après tout, il est le meilleur élève de sa classe…

Critique :Un roman rythmé qui devrait plaire aux jeunes lecteurs (cm2/6°). Il aborde le thème délicat d’une famille où le père est en prison.Facile à lire, cette histoire est mouvementée, rythmée et pleine de suspense. le héros est attachant.Ce roman est bien et l’histoire de cette famille est très attachante. Ce livre est une bonne découverte et ce lit très vite.

Note : 9/10

 

  • Poche: 192 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 12 années
  • Editeur : Rageot Editeur (21 septembre 2016)
  • Collection : Heure noire

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Oceania T2 : horizon blanc (14 septembre 2016) de Hélène Montardre

Revenue en Europe sur les traces de son passé, Flavia découvre un continent pris dans les glaces. Accompagnée d’Anita, de Roberto et d’oies des neiges, elle gagne en traîneau la base secrète de Landvik, et remet à des scientifiques la clé alpha riche des savoirs de l’humanité. Mais cette clé ne peut être lue sans… sa sœur jumelle, Amalia ! Tandis que Chris l’attend à New York avec Amalia, Flavia se confronte à son passé familial. Puis elle monte sur le brick goélette Samantha pour rejoindre celui qu’elle aime et celle qu’elle rêve de connaître

Critique : la recherche de son passé, Flavia est retournée en Europe. Entre temps le pire est arrivé, les eaux ont envahi les côtes, un froid polaire règne sur le vieux continent fui par ses habitants. À travers un paysage enneigé Flavia se dirige vers la fameuse base scientifique, porteuse d’un message d’avenir. de l’autre côté de l’Atlantique Chris fait une rencontre très surprenante…
Beaucoup de rebondissements, de situations assez rocambolesques. de la dystopie on glisse parfois vers le fantastique ou le mélo. C’est de la littérature de jeunesse. Il faut savoir accrocher les lecteurs parfois fragiles. du coup ce tome fait la part belle à l’aventure, aux sentiments et laisse de côté les critiques avancées dans le tome précédent sur l’aveuglement des gouvernements face au dérèglement climatique. Il se dégage une atmosphère de conte dans cette lecture. Les oies sauvages, les sternes voyageuses, le pourfendeur de nuages qui trône fièrement sur son chameau, une île du Pacifique mystérieuse, une jeune-fille liée aux oiseaux. Pourtant on sent à la fin comme un frémissement sur l’emprise des médias sur le monde.

Note : 9/10

 

  • Poche: 352 pages
  • Editeur : Rageot Editeur (14 septembre 2016)
  • Collection : Hors collection

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Oceania T1 : la prophétie des oiseaux (3 juin 2009) de Hélène Montardre

Dans un futur proche de nous, alors que la fonte des glaces a provoqué la montée des eaux et le déplacement des zones habitables, sur la côte Atlantique française, Flavia et son grand-père guettent les oiseaux, dont les habitudes changent en fonction de l’évolution du climat.Personne n’a su écouter ces guetteurs et les scientifiques lanceurs d’alerte sur les dérèglements de la planète. L’Amérique a pris les devants en se bouclant derrière sa digue, empêchant l’océan de grignoter ses rivages, mais aussi les hommes des autres continents d’affluer. Dans cet univers cauchemardesque, l’information est muselée, des villes sont fermées et leurs habitants sous surveillance. La liberté d’expression n’existe plus aux Etats-Unis.Au coeur de cette histoire, Flavia va rencontrer des personnages attachants, courageux, tout en perçant les mystères qui animent à la fois le monde entier et sa vie propre

Critique : Une histoire pleine de rebondissements, un futur où l’écosystème est complètement détruit, des personnes qui tentent de le sauver malgré tout, d’autres qui pensent que cela est simplement dût à la nature elle même et qui tentent d’adapter leur vie en fonction des changements climatiques.
Bien qu’un peu irréaliste et futuriste, cette histoire nous fait beaucoup réfléchir au devenir de notre planète si aucun changement écologique n’est réalisé.
On rentre de suite dans l’histoire et on s’identifie rapidement aux différents caractères des personnages. Si les propos d’Hélène Montardre sont aussi visionnaires que ceux de Jules Verne, le monde a du souci à se faire et il serait temps d’y réfléchir.

`Note : 9/10

 

  • Broché: 331 pages
  • Editeur : Rageot (1 février 2007)
  • Langue : Français

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La grosse bêtise de mon copain dragon de Ephémère

Paco, le jeune dragon, adore utiliser ses pouvoirs magiques. Le résultat est souvent amusant, mais cette fois il a rendu Rémi… invisible !
Et, malgré toutes ses tentatives, il est incapable d’annuler le sort.

Critique : Premièrement : les dessins de ce livre sont remarquables. Les personnages et les décors sont beaux, appréciables avec des couleurs très bien dosées : vives lors des moments de joie, plus pâles pour les passages plus tristes, seul le dragon reste d’une couleur éclatante à chaque fois. Ensuite, le thème ; les bêtises sont un sujet assez compliqué à aborder avec un enfant. Par le biais d’un livre tel que celui-ci c’est formidable. Mais voir le chemin que peut parcourir ce dragonneau nous montre ainsi qu’à nos enfants que ce nous faisons faits de nous des personnes uniques. Une très belle suite à mon copain Dragon.

Note : 9,5/10

 

  • Poche: 48 pages
  • Editeur : Rageot Editeur (6 janvier 2016)
  • Collection : Petit roman

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