N’aie pas peur ! (15 février 2018) de Jeanne Willis, Tony Ross

« N’aie pas peur, Papa ! » Sophie se lance pour la première fois sur son grand vélo. Pour elle et son papa, cette leçon de bicyclette devient une leçon de vie… Grandir, c’est aussi apprendre à voler de ses propres ailes.

Chronique : Tony Ross et Jeanne Willis ont toujours fait pour un grand partenariat ensemble et on attend avec impatience cette nouvelle rencontre. Ici les mots et l’image fonctionnent si bien ensemble et on aime particulièrement le court que Ross lui-même évoque entre l’enfant et les parents, ce qui n’est pas explicite dans le texte. Le livre lui-même est un regard libérateur sur la relation entre un père et sa fille dans laquelle les idéologies masculines sont remises en question.

Note : 9,5/10

 

  • Album: 32 pages
  • Tranche d’âges: 3 – 6 années
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (15 février 2018)
  • Collection : L’heure des histoires

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Les aventures de Huckleberry Finn (9 mars 2017) de Mark Twain

Pour échapper à un père toujours plus violent, Huckleberry Finn décide de disparaître. Se faisant passer pour mort, le jeune garçon croise la route du vieux Jim, un esclave évadé. Ensemble, les fugitifs vont descendre le Mississipi en radeau, affronter les bandits et un duo de redoutables escrocs. Mais un danger plus grand les menace: une prime est offerte pour la capture de Jim…

Chronique : Fausse suite de « Tom Sawyer »  Mark Twain  arrive à faire un autre chef d’oeuvre  avec « Huckleberry Finn ». Ce garçon était le camarade pour les 400 coups de Tom et qu’à eux deux, ils avaient trouvé une somme d’argent rondelette leur assurant une vie confortable. Or, cette vie bourgeoise et convenue ne convient pas à Huckleberry, lequel s’empresse de prendre la poudre d’escampette en compagnie d’un esclave fugitif, tout cela sur un radeau le long du Mississippi. Ce fleuve, tout autant que Huckleberry, est l’âme de ce long roman et révèle l’Amérique profonde de cette seconde partie du XIXème siècle. Tout au long de leur périple vers le sud, les deux compères vont croiser la route de villageois naïfs, paysans madrés, malandrins, coquins, faussaires. Ces aventures donneront beaucoup de maturité à Huckleberry, lequel s’efforcera de libérer Jim de son esclavage alors qu’il est repris.
Cette maturité, l’auteur la fait sentir sur la fin lorsque le dénouement de l’histoire met à nouveau en contact Tom Sawyer et Huckleberry. Ce dernier est devenu réaliste alors que Tom vit dans un monde de rêve d’enfant. Toute la partie où ils cherchent à libérer Jim en reproduisant les schémas d’évasion des romans d’aventure met mal à l’aise, même si c’est sur le domaine de la farce. Tout est bien qui finit bien et par ce roman, Twain montre son point de vue abolitionniste avec force.
Un classique à lire et à relire.

Note : 9,5/10

  • Nombre de pages  : 431 pages
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (9 mars 2017)

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Comment tu parles de ton père ? (17 août 2016) de Joann Sfar

« Papa est né l’année où tonton Adolf est devenu chancelier : 1933. C’est l’année où pour la première fois on a découvert le monstre du Loch Ness. C’est l’année, enfin, où sortait King Kong sur les écrans. Mon père, c’est pas rien. »
Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir et un père comme André Sfar. Ce livre pudique, émouvant et très personnel, est le Kaddish de Joann Sfar pour son père disparu. Entre rire et larmes.

Critique :  On ne présente plus Joann Sfar, ici on le découvre dans une autobiographie où le sujet est plutôt triste, il s’agit de la mort de son père « né l’année où tonton Adolf est devenu chancelier en  1933 ».                                                                                                                Avec cette lecture le lecteur va se laisser porter par les mots de l’auteur qui parle de son père et de son grand-père aux personnalités fortes l’un comme l’autre, mais aussi de souvenirs, d’enfance, de famille, de parents, d’amis, de sa vie et de ses amours. Il évoque la souffrance de n’avoir pas su que sa mère était morte lorsque à trois ans et demi, son père a préféré lui dire qu’elle était partie en voyage, on y voit la souffrance inutile de l’enfant qui attend et qui ne comprend ce qui ce passe. Ce livre se lit rapidement et avec bon sens même si l’on reviens régulièrement sur la tristesse et la perte d’un être cher. À travers la lecture on y voit le respect et l’amour d’un fils pour son père. Un livre un peu court mais qui est aussi un vrai bonheur de lecture.

Note : 9/10

  • Nombre de pages : 160 pages
  • Editeur : Albin Michel (17 août 2016)
  • Prix : 15 euros

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« Maman » & « Papa » de Benoît Charlat

Après Bisou, Princesse ou Doudou, le petit cochonnet poursuit son exploration du monde avec toujours autant de drôlerie et d’efficacité !

Critique : Il existe un millier d’albums plus ou moins réussis, plus ou moins pratiques, drôles ou pas, sur les parents, avec ses deux livres que sont « Maman » et « Papa », Benoît Charlat offre à chacun un album original alliant humour et réalité.                                                Un album étonnamment simple, alliant les relations maman et papa pas dans un petit texte parfaitement perceptible pour les enfants. Les personnages du petit cochonnet au trait grossier pour certain mais va plaire au petit parce que facilement accessibles nous fait entrer dans les situations les plus drôles du quotidien.
Deux livres avec un texte très court qui parle bien aux enfants et aux parents, avec malice, tendresse et humour.Très drôle et plein d’imagination. Succès garanti !

Note : 9,5/10

 

  • Editeur : Editions Sarbacane (6 avril 2016)
  • Collection : EVEIL