Outer Banks saison 1 / Netflix

C’est peu dire que le public adolescent est chouchouté sur la plateforme Netflix. Tous les mois environ une nouvelle série prenant pour cible ce public friand mais versatile s’ajoute au catalogue déjà bien rempli du géant du streaming. On a donc droit à des péripéties d’adolescents dans toutes les situations et univers imaginables, dans un monde sans adultes, avec ou sans magie. Le genre peut s’adapter à bien des genres mais c’est bien souvent les mêmes codes qui se répètent inlassablement donnant à toutes ces séries un aspect fade et impersonnel. Lorsque outer banks débarqua je ne pensais pas autrement, pour tout vous avouer chers lecteurs je l’ai lancé afin de bénéficier d’un bruit de fond pendant que je rédige des chroniques sur le blog, quelle ne fût pas ma surprise en constatant que la série parvenait à capter mon attention.

Mettons-nous d’accord tout de suite la série ne casse pas trois pattes à un canard mais si on la compare aux autres séries du même genre présentes sur Netflix elle relève du chef-d’oeuvre. On évite les sous-intrigues sentimentales bancales et lassantes. La série tient plus du récit d’aventure que du teen drama, elle remplit donc tout à fait son rôle de divertissement léger.

L’action est censée se situer près de la ville de Wilmington, dans l’archipel de outer banks mais en raison d’une loi discriminatoire en Caroline du Nord concernant les citoyens transgenre la production a pris la décision de déménager en Caroline du sud, dans des décors qui tienne de la carte postale. Ce qui apporte une plus-value face à toutes ces autres séries qui utilisent des lycées génériques qui se ressemblent tous. L’aspect social sert de toile de fond à un récit moins léger qu’il n’y paraît, il faut dire qu’entre misère social, alcoolisme, lutte des classes, ouragan, sans oublier toutes les bestioles qui vous guettent lorsque vous mettez un pied dans l’eau, on ne s’ennuie pas au pays des « pogues ».

Une destination de vacances pour certains, le quotidien pour d’autres

L’alchimie entre les quatre personnages qui composent le groupe d’amis en quête d’un trésor légendaire est palpable. Leurs interactions semblent naturelles et on ressent une complicité touchante entre chacun d’eux. Les jeunes acteurs sont tous charismatiques et déroulent une partition honnête. Leur groupe accorde à la série un petit côté club des cinq sympathiques et dynamique. Les scénaristes tentent d’apporter un background à chacun des personnages, à part pour Kiara qui se contente du rôle de love interest. Ces apports, entre foyer dysfonctionnel et avenir incertain, sont de factures classiques mais s’avèrent solides et crédibles. À ce quator originel viendra s’ajouter une cinquième aventurière sans que cela ne soit forcé, les showrunners parvenant à créer un équilibre entre tension dramatique et moments de complicité.

On a peut être pas de bus mais on des bateaux

L’intrigue se déroule gentiment sur les six premiers épisodes, avec tout de même de grosses ficelles, avant de se transformer en une chasse à l’homme bête et méchante. J’ai largement préféré la chasse au trésor des premiers épisodes plutôt que fuite en avant qui fait surtout du surplace. Les deux antagonistes principaux sont soit stupide, soit schizophrène mais le fait est que la menace qu’ils représentent n’est guère crédible. Les deux n’auront pas besoin ni de la police, incompétente, ni de la bande de héros pour se tirer une balle dans le pied.

Un quator touchant et unis

Malgré une fin de saison qui se contente de jouer la carte de l’action un peu vaine, Outer banks se révèle être un honnête divertissement qui tranche singulièrement avec les autres séries à destination des adolescents.

Synopsis: En déterrant un secret enfoui depuis longtemps, des ados déclenchent une série d’événements malencontreux qui les entraînent dans des aventures inoubliables.

Depuis 2020 / 49min / Drame
Nationalité U.S.A.

Chaîne d’origine Netflix

Into the night saison 1 / Netflix

J’ai fait un peu le tour des séries sur Netflix. Je suis loin d’avoir épuisé ma liste mais côté nouveauté je suis à peu près à jour. Voilà sans doute pourquoi la bande annonce de cette série belge a su me happé et que j’ai lancé le premier épisode sans trop savoir à quoi m’attendre. J’aurais du y réfléchir à deux fois tant la série s’avère décevante sur de nombreux points.

Les créateurs se sont d’abord tiré une balle dans le pied en choisissant un casting international ne maîtrisant pas forcément le français. Il en résulte une cacophonie d’accent qui m’a personnellement empêcher de suivre tous les dialogues. Cela reste subjectif mais il faut le savoir avant de lancer la série surtout que j’ai pu me rendre compte que les acteurs belges on le même défauts que certains acteurs français, ils n’articule pas assez. Ajoutons à cela un jeu d’acteur hasardeux pour certains et une écriture franchement maladroite par moment et vous aurez saisi le problème.

Comment ça mon personnage est mal écris ?

Le point fort de cette première série belge estampillée Netflix est son synopsis accrocheur entre apocalypse mondiale et huis-clos oppressant. Un pitch qui nécessite de se concentrer sur l’action et l’aspect sensationnel surtout au vu du format court, six épisodes de quarante minutes, et du budget de la série qui n’a pas grand chose à voir avec celui de Stranger thing forcément. Mais ce choix n’excuse pas toutes les errances du scénario. Malgré deux premiers épisodes plutôt corrects, qui parviennent à instaurer une tension et une atmosphère angoissante, la suite peine à convaincre. L’aspect huis-clos est rapidement évacué par des expéditions de première nécessité qui sont justifiées mais qui annulent le côté anxiogène qui faisait la force des premiers épisodes.

L’écriture des personnages reste le gros point faible de cette saison. On a droit à des comportements incohérents comme lorsque deux personnages qui se détestent cordialement en viennent aux mains sans raison alors même qu’ils poursuivent un objectif commun et qu’ils sont pris par le temps. Les dialogues font parfois preuve d’un surréalisme affligeant comme lorsqu’un personnage confesse à un autre qu’il est heureux que cette tragédie se soit produite car cela a permis à leur petit groupe d’être réunis. Plus de la moitié de la population mondiale vient de succomber mais lui il est content de pouvoir craindre pour sa vie, de tenter désespérément de se ravitailler en carburant et nourriture et de trouver un terrain d’entente avec le reste des survivants.

J’appelle mon agent qu’il me sorte de cette galère

Les personnages sont introduits par un flash-back au début des épisodes, comme le faisait jadis la série lost, sans que cela ne permette d’approfondir leur personnalité ni que l’on ne puisse s’attacher à eux ni craindre pour leur vie.

Malgré un bon potentiel de départ, into the night se révèle être une déception francophone de plus pour Netflix. Quant à moi je vais fouiller à nouveau ma liste pour tenter de trouver un programme plus solide.

Synopsis : Lorsque le soleil commence soudain à tout tuer sur son chemin, les passagers d’un vol de nuit en partance de Bruxelles tentent de survivre par tous les moyens, coincés dans un avion condamné à faire le tour de la Terre…

Depuis 2020 / 40min / Drame, Science fiction, Thriller
De Jason George (XIII)
Avec Pauline Etienne, Laurent Capelluto, Stefano Cassetti
Nationalité Belgique
Chaîne d’origine Netflix

Deadwind saison 1 un vent mauvais souffle sur la Finlande

Le polar nordique et moi ça n’a jamais vraiment pris. Pourtant Dieu sait que j’aime les étendues glacés mais malheureusement je suis resté aussi imperméable à ce style qu’une parka quechua à une tempête hivernale.

Aussi aurais-je dû me méfier quand j’ai repêché des limbes du catalogue de Netflix cette série finlandaise de 2018 mais comme d’habitude je me suis laissé tenter par son pitch accrocheur.

Travailler pour la mission sociale peut s’avérer dangereux

Grand mal m’en a pris, cette saison, la seule pour l’instant, souffre d’une dilution de son intrigue sur douze épisodes inégaux en termes de suspens. Les fausses pistes se multiplient et certains rebondissements ont clairement été écrits pour rallonger l’intrigue qui aurait facilement pu tenir sur six ou huit épisodes. La palme en revient à l’épisode huit où l’un des enquêteurs est victime d’une thérapie peu orthodoxe. Cette scène accomplit l’exploit d’être ridicule tout en étant inutile dans la progression de l’enquête.

On utilise souvent l’expression « intrigue à tiroirs » pour parler de ses enquêtes où les scénaristes nous manipulent jusqu’au dernier épisode. Mais à force d’ouvrir des tiroirs pour les refermer l’épisode suivant puis les rouvrir ensuite on prend le risque de désintéresser le spectateur ou de l’embrouiller sans raison. Et c’est exactement ce qui s’est produit sur moi, à tel point que je n’avais qu’une hâte c’était que le dernier épisode s’achève enfin pour apporter enfin un point final à cette saison. Le scénario ne souffre pas d’incohérences , en tout cas aucune que j’ai pu relever, mais l’aspect alambiqué a agi comme à repoussoir sur moi m’empêchant de m’investir dans les trop nombreux rebondissements.

L’écriture des personnages m’a également posé problème. Cela reste subjectif mais le personnage de Sofia Karppi m’a paru antipathique. Les personnages de policier investi au maximum dans leur mission ne me posent aucun problème à condition de faire preuve d’un peu d’empathie. Sa relation avec ses enfants est complètement ratée, les producteurs préférant mêmes se débarrasser d’eux par une pirouette scénaristique après avoir plombé le récit, qui n’en avait pas besoin, avec une sous-intrigue à la résolution bâclée. Seul le duo d’enquêteurs formés par Sofia Karppi et Sakari Nurmi parvient à nous faire ressentir une certaine complicité après plusieurs faux départs.

Ces deux là vont apprendre à s’apprivoiser

Et pourtant cette enquête criminelle sur fond de réchauffement climatique et d’espionnage industriel avait un potentiel captivant mais se retrouve sabordée par une écriture maladroite et un étirement inutile de son intrigue.

Beastars ou quand Zootopie rencontre le studio ghibli

Lorsque Netflix a annoncé il y a deux ans vouloir investir massivement dans la production d’anime japonais, beaucoup ont eu les yeux qui ont brillé et ont trépigné d’impatience comme à l’annonce de la seconde génération de Pokémon. Au final l’année 2019 se sera révélée plutôt terne en matière d’ajouts originaux sur la plateforme. En effet hormis devilman crybaby on ne peut pas vraiment dire que la production d’anime ait particulièrement brillé, n’evoquons même pas le désastre saint seiya. C’est pourquoi l’arrivée de beastars, adapté du manga de Paru Itagaki, apparaît comme une véritable lueur d’espoir pour les abonnés.

À L’instar de nombreuses autres séries ayants des animaux anthropomorphes en vedette, les personnages évoluent dans un monde moderne, semblable au Japon actuel. En apparence tout va bien dans cet univers qui ne sera pas sans rappeler l’excellent Zootopie, pourtant Beastars se démarque très rapidement par son traitement plus mature et sérieux des thèmes abordés.

Le club de théâtre est le seul où herbivores et carnivores se côtoient

Très vite on se rend compte que de fortes dissensions secouent ce monde un peu trop idyllique. Les rapports entre carnivores et herbivores sont sources de tension malgré l’instauration d’un régime végétarien. Le parallèle avec notre société qui repose encore trop fréquemment sur les rapports dominants et dominés est évident. Mais la série traite aussi de nombreux autres sujets, l’addiction, le communautarisme, l’acceptation de soi et l’affirmation de son identité. Sans oublier une bonne petite romance impossible.

Car l’anime a ceci d’original qu’elle navigue entre shõjo et Shõnen. L’intrigue se concentre sur Leboshi, mal à l’aise dans son corps de loup gris, et Haru ,qui voudrait tellement que le monde la voit autrement que comme une petite lapine qui n’inspire rien d’autre que de la pitié. Leur relation suit les codes connus de la romance adolescente mais les deux personnages sont si finement écrits que cela n’est pas gênant. Le passage à l’âge adulte reste bien évidemment le thème moteur de cette première saison avec une psychologie toute étudié pour que l’on apprécie le parcours de nos protagonistes sans trouver le temps long.

Viens là que je te fasse un gros câlin

La qualité de l’animation saute aux yeux dès les premières minutes, l’anime a bénéficié d’une production aux petits soins. Le rendu sur les nombreux élèves de races différentes, sur leur pelage ou leur fourrure est impressionnant. Les scènes d’action, à défaut d’être chorégraphié de manière originale, sont fluides, on note un ou deux ralentissements dans l’animation mais rien de grave. Les personnages sont en 3D mais les décors sont dessinés à la main, ce qui contribue à donner une réelle identité visuelle aux élèves du lycée de Cherryton et à l’environnement dans lequel ils évoluent.

Non ce n’est pas ce que vous croyez…enfin je crois

Le seul reproche que je pourrais faire à cette première saison et de lancer une intrigue en introduction avant de prendre une direction complètement différente par la suite. Le mystère original n’est pas oublié pour autant mais il paraît quand même étrange de ne pas l’avoir un tant soit peu développé au cours des douze épisodes. Ceci n’enlève rien à la qualité de cette série qui a su m’aggriper avec sa production léchée et ses personnages attachants.

Depuis 2019 / 24min / Aventure, Comédie, Drame, Romance, Animation
Nationalité Japon
Chaîne d’origine Netflix

Ozark la perle noire de Netflix

Ozark est une série qui, bizarrement, ne fais pas tellement parler d’elle. Elle ne suscite pas le même engouement que la casa de papel et n’est pas vraiment mise en avant par la plateforme. Pourtant cela fait maintenant trois saisons que la série de Bill Dubuque et Mark Williams répand sa noirceur dans les eaux calmes des lacs des Monts Ozark.

Souvent comparée à breaking bad, la série a su pourtant imprimer sa marque et si elle traite de thèmes communs elle s’en éloigne dans sa manière de les exposer. Techniquement aussi les showrunners ont pris le contrepied de leur modèle. Breaking bad baignait dans la chaude lumière du Nouveau-Mexique ? Pour Ozark ce sera une ambiance bleu gris et un paysage dominé par la nature.

Là où breaking bad mettait l’accent sur la métamorphose progressive d’un personnage principal, à savoir Walter White, Ozark embarque toute une famille dans une lente descente aux enfers. Si Marty Byrde, brillamment interprété par Jason Bateman, occupe le rôle titre, la série met en avant beaucoup d’autres personnages, à commencer par sa femme wendy, dont le rôle est tenu par la merveilleuse Laura Linney, qui va se révéler au fil des épisodes aussi impitoyable que déterminée. Le reste du casting est à l’avenant de ces têtes d’affiche et offre de beaux jeux d’acteurs.

Tout va bien on te dit papa va tout régler

Avec des épisodes qui atteignent souvent les soixante minutes on pourrait se méprendre et croire que les scénaristes usent de remplissage pour l’écriture mais il n’en ait rien. Le scénario de la série est dense et complexe et mérite d’être exposé clairement pour ne pas perdre le spectateur. De plus la psychologie des personnages est un moteur essentiel à la qualité de la série. La durée des épisodes et le rythme de ceux-ci sont donc justifiés lorsqu’on prend en compte la finesse de l’écriture.

Cette troisième saison a l’avantage de ne pas avoir à poser les enjeux et peut entrer directement dans le vif du sujet. La famille Byrde joue toujours un jeu aussi serré, entre cartels de drogue, enquête du FBI et voisins haineux. Les relations entre les différents personnages atteignent leur paroxysme alors que l’étau se resserre petit à petit autour de Marty Byrde et de ses proches.

Elle ne parvient pas cependant à éviter quelques écueils, notamment avec l’arrivée inopinée du frère de Wendy, Ben, interprété par Tom Pelphrey. Si ce dernier, avec ses faux airs de Keanu Reeves, offre une composition saisissante et permet de mettre en lumière une pathologie méconnue, à savoir la bipolarité, son écriture souffre d’une précipitation inédite dans une série qui prend d’habitude son temps pour poser ses intrigues. Son role central aura des répercussions irrémédiables sur le destin de plusieurs personnages mais ses relations avec certains d’entre eux et surtout leur intensité soudaine paraît artificiel et semblent avoir été écrit pour faire apparaître encore plus de tensions dans le clan Byrde.

Appelle moi encore une fois John Wick et je vais me fâcher très très fort

Ozark est une série qui parle des pièges que l’on se tend à soi-même et qui ont des conséquences irréversibles sur les gens que l’on aime. Le thème de l’aveuglement et de la fuite en avant y sont aussi débattus. Ozark est un collet posé sur un lapin qui n’a pas encore senti le piège se refermer sur lui. C’est, à ce jour, l’une des perles de Netflix à visionner de toute urgence.

C’est moi ou ça commence à craindre sévère ?

Depuis 2017 / 52min / Drame, Thriller
Nationalité U.S.A.

The mire / Netflix

Netflix a l’habitude de surcharger son catalogue avec quantité de productions diverses et variées. Difficile parfois pour les projets intéressants de faire surface, noyé entre une énième série pour ados ou un obscur film de science-fiction au budget limité. Voilà pourquoi je me décide à faire la chronique de cette série policière polonaise de bonne facture.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser la série n’est pas une production Netflix, sous le titre original de rojst elle a été diffusée en 2018 en Pologne, la plateforme a racheté les droits pour une diffusion internationale. Elle a été réalisée par Jan Holoubek et produire par showmax. Les deux acteurs principaux sont Andrzej Seweryn ,qui a notamment joué dans la liste de Schindler, et Dawid Ogrodnik. Les deux acteurs sont convaincants dans leurs rôles de deux journalistes aux méthodes différentes mais acharnés tous les deux à faire toute la lumière sur ce double meurtre d’une prostituée et d’un membre haut-placé du parti communiste.

C’est la fête au village

On constate très vite que les moyens ont été investis à tous les niveaux de la production, images, son, décor, direction artistique et musique. Netflix a su dénicher une pépite issue de l’Europe de l’est.

Alors certes on pourra reprocher aux polonais de ne pas être les maîtres du rire et de rester hanté par le passé. L’ambiance est certes pesante mais distille un suspens savamment dosé. L’image est froide, presque clinique, mais illumine d’une lumière crue les zones d’ombre de cette petite ville de Pologne. On aimerait voir autant de série française s’attaquer à la part sombre de l’histoire de notre pays.

Les cinq épisodes de la série sont à l’image de son titre, un véritable bourbier duquel il sera difficile de s’extraire sans payer le prix fort. La tension s’échelonne d’épisodes en épisodes et les scénaristes ont été assez malins pour ne pas la faire retomber lors d’un épilogue qui réserve encore bien des surprises. Il est juste dommage que l’histoire locale ne soit pas mieux mise en avant et arrivent tardivement dans le récit.

Une très bonne surprise pour qui aime les polars à l’ambiance glaçante, au jeu d’acteur tout en retenue et au scénario finement maîtrisé.

Critique : 7. KOĞUŞTAKI MUCIZE / NEFLIX

Salut à tous !
Nouvelle critique sur le film turc : 7. Koğuştaki Mucize sur Netflix réalisé par Mehmet Ada Öztekin avec Aras Bulut İynemli, Nisa Sofiya Aksongu
L’histoire: Séparé de sa fille, un père avec un handicap mental doit prouver son innocence lorsqu’il est arrêté pour le meurtre d’une enfant.
#7KoğustakiMucize #Critique #Film

Bloodride une anthologie d’horreur / Netflix

Une anthologie d’horreur norvégienne ? On peut dire que Netflix a le don pour dénicher les projets les plus inattendus. Pour autant cette randonnée sanglante tient-elle toutes ses promesses ?

Composée de six épisodes entièrement indépendants, l’anthologie propose une compilation de petites histoires courtes, pas plus d’une demi-heure par episodes, à la qualité inégale mais qui demeure toujours assez jouissive à regarder, à condition d’aimer l’horreur bien sûr.

Une horreur qui reste tout de même assez gentille et propre malgré le titre évocateur, il n’y a pas tant de scènes gores. Le principe des épisodes repose sur un twist scénaristique final plus que sur la terreur pure. Un principe qui rappelle celui d’une autre anthologie célèbre, la quatrième dimension, mais bloodride n’a pas la prétention qualitative de cette dernière et se révèle être un honnête divertissement mais sans rien de plus.

Le cadre norvégien aurait mérité d’être vraiment mis en avant, en l’état les épisodes pourraient se dérouler n’importe où en Occident, c’est quand même dommage de ne pas mettre plus en avant les légendes de ce grand pays nordique possédant une Histoire riche.

Les deux premiers épisodes sont aussi les moins mémorables, surtout la deuxième avec ce twist vu et revu. Le troisième récit reste la proposition la plus audacieuse tandis que celui sur les rats de laboratoire reste plaisante si l’on parvient à faire abstraction des nombreuses incohérences. Les deux dernières histoires sont prévisibles mais suffisamment distrayantes pour oublier le manque d’originalité.

En ces temps d’incertitudes où beaucoup d’entre nous sont cloîtrés chez eux cette anthologie pourrait faire passer le temps à ceux qui trouvent le temps long. Cependant on peut regretter l’absence de prise de risque et le côté aseptisé de l’ensemble.

Note: 6/10

Depuis 2020 / Epouvante-horreur
Nationalité Norvège