Poèmes de notre enfance (8 septembre 2016) de Béatrice MANDOPOULOS et Albine NOVARINO-POTHIER

L’enfance est un moment magique d’insouciance et de fantaisie, quand l’imagination est au pouvoir. De tout temps les poètes ont su garder cette âme juvénile pour s’adresser aux petits dans leur langage, par des comptines, des berceuses, des poésies à danser ou à rêver…
Voici 90 poèmes éternels signés Verlaine, Musset, Apollinaire, Hugo, Maupassant, Vigny… mais aussi Topor, Charles Cros, Maurice Fombeure, François Coppée, Jean Richepin, René de Obaldia, Lucie Delarue-Mardrus… auxquels s’ajoutent quelques chansons du folklore français que Béatrice Mandopoulos et Albine Novarino-Pothier, infatigables exploratrices de notre littérature, ont dénichées dans l’immense trésor qu’est le patrimoine poétique.
Neuf chapitres balaient l’imaginaire enfantin : « Drôles d’histoires », « Un bestiaire enchanté », « Les mystères de la nuit », « En famille », « Douceurs et délices », « Cadet Rousselle et Cie », « Au travail ! », « Au fil des jours », « Attention au départ ! ».
Comme pour tous les autres titres de la collection, chaque poème est illustré d’un tableau, d’une gravure, d’une photo, auxquels s’ajoutent des dessins inédits d’enfants composés pour la circonstance, frais et colorés.

Critique : Pendant 216 pages, Béatrice Mandopoulos et Albine Novarino-Pothier nous proposent de suivre un périple à travers les siècles, du moyen Âge jusqu’au XXe siècle, en nous proposant les poèmes de notre enfance!
Chaque poème est expliqué avec un texte plus ou moins long mais toujours très instructif et intéressant ce qui peut être utile. Le tout illustré par des tableaux, des gravures, des estampes d’époque.
De plus les illustrations sont fidèles à l’écriture. Enfin, le format du livre est très agréable. C’est juste un moment d’enfance qui resurgit mais que l’on découvre avec des yeux différents. Un très beau recueil.

Note : 9/10

 

  • Broché: 216 pages
  • Editeur : Omnibus (8 septembre 2016)

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Clin Tiswoud : Journal d’un menteur professionnel de Estelle Billon-Spagnol

« Salut toi ! Moi, c’est Chico – dit  » Clin Tiswoud  » – et… j’ai une vie compliquée. Surtout depuis l’arrivée de L’ABC Infernal (mes soeurs, des triplées). Et SURTOUT depuis que Maman a décidé d’organiser un anniversaire surprise pour mes 10 ans ! ! Bon d’accord, y a plus grave, tu me diras ? Mais le truc, c’est que… je suis un menteur professionnel. Je dis aux uns que mon père est pilote de chasse, aux autres que j’ai chassé le lion. Alors forcément, si tous mes copains sont réunis au même endroit au même moment pour fêter l’anniversaire-surprise que ma mère me prépare en cachette (croit-elle), ils vont me démasquer. Et ça, c’est IM-POS-SI-BLE !  »

Critique : Un livre à mettre avec douceur entre les mains des enfants qui craignent la lecture et qui prennent la fuite dès qu’on leur propose un livre « Journal d’un dégonflé, Tome 1 : Carnet de bord de Greg Heffley » mais cette version est bien plus drôle, on entre dans un univers de dessins, griffonnages, blagues toute plus drôle l’une que l’autre avec ce personnage qu’est Chico. Il nous parle du comique des aventures quotidiennes d’un garçon et semble touché par ces histoires de vie qui concernent les enfants de leur âge. L’écriture est fluide; on se surprend à finir si rapidement le livre qu’on en redemande.                      C’est un livre plein d’humour, de dessins, de philosophie de la vie qui réconcilie les enfants avec leur confiance en soi et le fait qu’ils soient capables d’aimer lire un jour.

Note : 10/10

 

  • Broché: 220 pages
  • Editeur : Editions Sarbacane (6 avril 2016)
  • Collection : Pépix

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La fille de Brooklyn de Guillaume Musso

Je me souviens très bien de cet instant. Nous étions face à la mer.
L’horizon scintillait. C’est là qu’Anna m’a demandé :  » Si j’avais commis le pire,
m’aimerais-tu malgré tout ? « 

Vous auriez répondu quoi, vous ?
Anna était la femme de ma vie. Nous devions nous marier dans trois semaines. Bien sûr que je l’aimerais quoi qu’elle ait pu faire.
Du moins, c’est ce que je croyais, mais elle a fouillé dans son sac d’une main fébrile, et m’a tendu une photo.
– C’est moi qui ai fait ça.
Abasourdi, j’ai contemplé son secret et j’ai su que nos vies venaient de basculer pour toujours.
Sous le choc, je me suis levé et je suis parti sans un mot.
Lorsque je suis revenu, il était trop tard : Anna avait disparu.
Et depuis, je la cherche.

Critique: Dans ce nouveau roman on retrouve vraiment les codes de Musso. L’enquête, déjà, sur une histoire sombre, floue. Qui est Anna ? Est-elle vraiment coupable de ce qu’elle montre en photo à son futur époux ? Pourquoi aurait-elle fait une chose pareille ? Et surtout pourquoi avoir si soudainement disparu ? Aucune trace d’elle non plus à Paris, Raphaël ne va être obligé de remonter loin le passé de la jeune femme pour connaître sa réelle identité et son terrible passé. L’enquête ne laisse aucun temps mort. Alternant les avancées de Raphaël et de son voisin, Marc, nous apprenons beaucoup de choses pages après pages. Certains autres passages, consacrés à d’autres personnages qui nous livrent alors leur histoire, enrichissent encore l’enquête et les découvertes. Nos deux enquêteurs recoupent régulièrement leurs informations et petit à petit les pièces du puzzle s’emboîtent. Ici, une nouvelle fois, Musso nous prouve l’amour de la France mais aussi celui des États-Unis qu’il nous fait parcourir dans de nombreux romans. Raphaël, écrivain, y a déjà ses repères mais de là à connaître Brooklyn, c’est autre chose et il est vraiment loin d’imaginer que sa recherche va le plonger loin, très loin du passé de certaines personnes et le moins qu’on puisse dire c’est que cela ne plaira pas à tout le monde. Et si Anna était liée à beaucoup plus lourd que ce qu’ils pensaient au départ . Les personnages sont comme toujours chez Musso assez attachants. Raphaël est un homme dévoué, amoureux, qui s’occupe à merveille de son fils (dont les comportements sont bien détaillés et ce petit bout de chou est mignon) et qui est prêt à tout pour sauver Anna. Il ne la croit pas responsable de ce qu’elle lui a montré. Marc, son voisin ex-flic, est un personnage un peu plus bourru qui a su garder ses entrées où il faut (pratique dans ce genre d’enquête) et qui va se montrer d’une aide incroyable auprès de Raphaël. Il est également très proche du petit Théo dont il s’occupe régulièrement. Quant à Anna, bien qu’elle soit le coeur central de cette enquête, nous n’aurons pas vraiment l’occasion de la connaître. Nous avons juste sa vie, vue par les autres et elle nous est présentée sous une forme très attachante, on ne peut que ressentir de l’empathie pour cette femme. La rencontre avec sa famille est un véritable choc pour Raphaël comme pour la famille et il est pourtant alors loin d’imaginer tous les fils qu’il va lui falloir démêler. Il est difficile de vous en dire plus sans vous dévoiler des points-clés de l’histoire. Musso a vraiment bien travaillé son intrigue et nous allons de surprises en surprises, de rebondissements en révélations scandaleuses, on passe par de l’angoisse, de l’horreur, de l’empathie et puis d’un coup, comme toujours avec notre cher écrivain, les dernières pages qui vous donnent une claque monumentale. Alors que vous pensiez le tout résolu, une nouvelle page s’ouvre…

Le roman est addictif, difficile de le reposer avant de savoir qui est Anna, qui est cette mystérieuse Fille de Brooklyn. Il faut dire qu’à mesure que l’enquête avance, les secrets se déterrent et pas des moindres. C’est du très lourd que nous sert Musso ici. Un roman à la hauteur de son succès qui confirme qu’il n’a pas son pareil pour ménager le suspens et qu’il sait entraîner son lecteur dans une course haletante entre la France et les Etats Unis, le passé mystérieux d’une femme et l’urgence présente de la retrouver.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 473 pages
  • Editeur : XO (24 mars 2016)
  • Langue : Français

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Mais… c’est pas moi ! de Stephanie Blake

Gaspard n’est pas content du tout. Être à la fois le petit frère de Simon et le grand frère de Suzanne, c’est vraiment pas facile. Trop petit pour aider papa à bricoler… trop grand pour attendrir maman et se faire admirer… Dégoûté, il se venge en faisant plein de bêtises. Et il en rajoute en accusant bébé chat. Pourtant, Gaspard a des idées et de la bonne volonté. Il suffit que le vent se lève et fasse voler les feuilles sur la clôture repeinte de frais pour qu’il ait l’occasion de le prouver !

Critique:Le dernier parut de la série de S. Blake. Cette fois, c’est Gaspard, le petit frère qui est au centre de l’histoire. D’ailleurs, il est au centre de tout depuis la naissance de la petite sœur et au centre de rien puisque maman est trop occupée avec le bébé et papa est toujours avec Simon à faire des trucs de grands … Gaspard en a assez, il est un peu jaloux même. Il se fâche, il casse … et finit par trouver une solution pour la famille s’intéresse enfin à lui pour une bonne raison. Pas facile de grandir au milieu. Dès 3-4 ans, les enfants ayant affaire aux rivalités fraternelles se retrouveront dans cet album très réussi.

Note 9/10

 

  • Poche: 32 pages
  • Editeur : L’Ecole des Loisirs (10 février 2016)
  • Collection : Les lutins

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Sam écureuil de Jean Leroy et Sylvain Diez

Samouraï Écureuil est un grand guerrier qui n’a peur de personne. Ou presque…

Critique : Les auteurs nous offrent un très bel album plein d’enseignements, notre héros un écueil samouraï bien plus mignon qu’un « kung-Fu panda » va devoir passer par toute une série de sentiments. De l’autosatisfaction à la peur en passant par la fierté, l’ennui, l’inquiétude et enfin la raison. le texte n’est pas compliqué ce qui est facile à faire comprendre au plus petit qui lise où écoute l’histoire et découvre aussi que d’être buté sur certaines choses le courage à ses limites.

Le dessin traduit très bien les situations avec de belles couleurs vives et des personnages stylisés et simples. Au fil des pages tout est sobriété, les ombres suggestives accompagnent les moments de notre héros.

Un très bel album à lire et à relire pour y découvrir nos sentiments et nos limites.

Note: 9,5/10

 

  • Album: 36 pages
  • Editeur : Kaléidoscope (17 février 2016)

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