Chronique d’un abandon: le livre des martyrs tome 1 les jardins de la lune, froides étreintes

Je t’ai d’abord remarqué en parcourant les différents blogs et groupes de lectures virtuels, tu semblais être la nouvelle coqueluche des amateurs de fantasy. Tu m’as tout de suite attiré, la promesse d’une saga dense aux scénarios complexe avec une myriade de personnages couplé à un univers sombre avait déjà suffi à attiser les braises du désir mais lorsque ton chaperon, les éditions Leha, ont entamé une opération commerciale en baissant ton prix d’achat à 10 euros, je n’ai pas pu me retenir et je me suis précipité sur toi.

Je t’ai ramené chez moi mais j’ai décidé de reporter à plus tard les étreintes de la découverte, occupé que j’étais avec d’autres lectures. On s’observait mutuellement, toi coincé dans les rayonnages de ma bibliothèque moi me pavanant avec d’autres lectures. Puis enfin le moment arriva où nous partîmes à la découverte l’un de l’autre.

Et ce fut une véritable douche froide. J’avais beau faire bruisser tes 600 pages de papiers fins, parcourir ton interminable liste de personnages, lire et relire les mêmes phrases pour tenter d’en dégager la saveur du style de ton créateur mais il n’y avait rien à faire, tout en toi me laisser froid. Notre étreinte tant désirée se révéler stérile de tout plaisir.

Seul certains dialogues parvenaient à susciter de l’intérêt même si la plupart se révélaient être purement factuels. Je n’y retrouverais pas cette ironie douce amère, ce jeu des faux-semblants que l’on peut savourer dans les dialogues d’autres sagas. Avec toi tout est constamment grave, dramatique alors certes c’est la guerre mais un peu de second degré et d’humour noir serait le bienvenu.

Tu es une lecture exigeante mais tu as confondu exigence et accessibilité. Ta volonté de nous plonger dans ton vaste univers sans nous en donner les clés est louable à condition de nous faire accompagné par un personnage qui serait un compagnon de découverte de ton monde rude et lugubre. Il y a pléthore de personnages certes mais aucun qui se détache du lot, tous ne font que prendre part au vaste jeu de pouvoirs qui semblent se mettre en place sans y apporter son grain de sel personnel. Tu donnes l’impression de suivre des pièces d’échec dépersonnalisé et sans aucune aspérité, c’est fort dommage.

Tu t’échines à rendre dramatique chaque situation, chaque dialogue mais cela crée l’effet inverse, lorsque tout est grave plus rien ne l’est au final. Et c’est lorsque j’ai compris ça que mes mains t’ont lâché, à mon grand regret. J’aurais aimé vibrer avec tes récits de combats homériques, sentir la décrépitude de ton univers poisseux et m’inquiéter de la prochaine malversation divine mais il n’y avait rien à faire, plus j’essayais de m’accrocher à ton récit plus celui-ci me fuyait et notre étreinte s’acheva avant même d’avoir commencé. Crois-moi j’en fus le premier malheureux.

Tu me vois dans le regret de te reposer définitivement, en ayant péniblement atteint la moitié de tes 600 pages. Je suis persuadé que toi et moi ne parlons pas le même langage ni la même manière de raconter une histoire. Ta narration inutilement alambiquée m’a refroidi d’emblée et ta manière d’amener les enjeux de ton histoire ne m’a guère convaincu. Je n’éprouve aucune rancœur envers toi, tu n’étais pas fait pour moi tout simplement et je te souhaite le meilleur dans tes futures rencontres de lecteurs et lectrices qui seront plus conquis que moi par ton style sans concessions. Je me console en me disant que des étreintes qui m’emporteront dans un tourbillon fantastique j’en connaîtrai sûrement d’autres mais subir une telle désillusion est toujours difficile.

Résumé: Dans un monde qui a vu naître et disparaître d’innombrables races et civilisations, l’empire malazéen étend implacablement sa domination, soumettant des continents entiers les uns après les autres, grâce à la discipline de ses armées et la supériorité de ses mages de guerre.
Mais la loyauté de ses soldats, abandonnés et trahis par leur impératrice, est mise à rude épreuve. Perdus, abandonnés et déchus, les fidèles de l’empire vont devoir tenter de survivre, entre sacrifices et dangers mortels.
Un complot bien plus vaste se joue en toile de fond. D’anciennes forces terrées dans l’ombre semblent se réveiller, prêtes à tout pour regagner leur splendeur passée. Regroupés sous la coupe du jeu des dragons, dieux et ascendants, sorciers et chamans, Eleints et changeurs de formes, tirent les ficelles d’un drame qui, transcendant les conflits des simples mortels, se joue à l’échelle du temps lui-même.
Avec un enjeu de taille : la suprématie totale

  • ASIN : B079VF7Q12
  • Éditeur : LEHA (18 mai 2018)
  • Langue : Français
  • Broché : 512 pages
  • ISBN-13 : 979-1097270193
  • Poids de l’article : 800 g

L’Âge de la folie, T1 : Un soupçon de haine de Joe Abercrombie , et une grande rasade de plaisir

Dans le ciel d’Adua, les cheminées industrielles crachent leur fumée et le monde nouveau regorge de possibilités. Mais les temps anciens ont la peau dure. À la frontière du Pays des Angles, dans un bain de sang, Leo dan Brock cherche à se couvrir de gloire… et à écraser les hordes de maraudeurs. Pour vaincre, il a besoin du soutien de la couronne. Hélas, le prince Orso ne vit que pour trahir…

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Chronique : Difficile de retranscrire en quelques mots la joie que j’ai eu en découvrant que j’allais avoir l’occasion de lire en exclusivité le nouveau roman de Joe Abercrombie. Cet auteur anglais de fantasy est le plus doué mais également le plus irrévérencieux que j’ai pu lire. En cela il s’apparente à ce camarade de classe au lycée qui passait son temps à sécher les cours et défier l’autorité tout en obtenant les meilleures notes.

Abercrombie s’amuse en effet à tordre les codes du genre dans lequel il a décidé de devenir l’une des têtes d’affiche, la fantasy, un genre qui est devenu extrêmement codifié au fil des décennies, au point de paraître parfois sclérosé. Avec deux trilogies déjà parues, trois récits indépendants et un recueil de nouvelles l’auteur est parvenue à redéfinir les codes de la fantasy. Sa recette pour y parvenir est simple, une intrigue faites de complots, de trahison et de guerres absurdes, le tout servie par des personnages complexes à la personnalité bien étudiée et des dialogues taillés sur mesure.

Avec ce premier volume de L’âge de raison il entame le second cycle qui développe l’univers de La première loi, sa toute première saga, dont le twist final m’avait laissé pantois tellement je ne l’avais pas vu venir. Évidemment la lecture de cette première trilogie est chaudement recommandée si vous voulez saisir toutes les références distillées dans le présent ouvrage ainsi que le nouveau statu-quo politique et géopolitique. Les amateurs de cette saga initiale se retrouveront vite en terrain connu tandis que les lecteurs imprudents risquent de sentir une certaine frustration à ne pouvoir saisir toutes les subtilités de l’intrigue. L’auteur profite de ce second cycle se déroulant dans le même univers pour casser un autre code de la fantasy qui veut que le progrès reste au point mort dans les univers fantastiques, condamnés à stagner éternellement dans un moyen Âge où la technologie n’évolue pas. Ici Abercrombie invite la révolution industrielle dans son récit avec toutes les conséquences que cela entraîne.

Mais trêve de tergiversations, ce premier volume d’un nouveau cycle se révèle-t-il à la hauteur des attentes ? En ce qui me concerne c’est un grand oui même s’il faut reconnaître que l’auteur se contente d’aiguiser sa plume avec les mêmes outils et que les connaisseurs de son style ne sauront guère surpris à la lecture ce nouveau roman. Mais la formule à beau être connue elle n’en reste pas moins acérée et efficace.

Ladite formule repose sur des ingrédients simples que certains auteurs, de fantasy mais pas uniquement, feraient mieux de reprendre à leurs comptes. Une formule qui consiste à laisser la part belle aux dialogues ciselés et où chaque personnage rivalise de sarcasmes et de réparties cinglantes. Des dialogues soutenus par des personnages complexes, perclus de contradictions, de ressentiments, d’ambitions, de désir, en somme des personnages profondément humains auxquels l’auteur parvient à accorder de l’épaisseur en quelques réflexions intérieures qui nous font part de tous leurs paradoxes.

Les protagonistes principaux sont nombreux mais l’auteur parvient à laisser de la place à chacun d’entre eux, y compris les personnages secondaires. Certains d’entre eux répondent aux figures classiques de la fantasy mais toujours avec cette touche grinçante signée Abercrombie. D’autres par contre sont des parfaits exemples de personnalités que nous adorons détester à travers les médias et les réseaux sociaux. Ainsi le prince dépravé Orso, exemple typique de la décadence royale, fait écho à une certaine Paris Hilton, mais le dégoût qu’il inspire à la population n’est jamais aussi grand que celui qu’il ressent envers lui-même. À l’opposé la déterminée Savine renvoie à l’image du capitaine d’industrie avide de profit et peu regardant sur les conditions de travail de ses employés, mais son cynisme et son ambition cachent une impuissance face à la pression sociale et une rage qui la pousse à prouver au monde sa valeur. Le premier tiers du récit permet de faire connaissance avec tout ce beau monde avant que l’action ne déferle de manière irrémédiable.

Les scènes d’action sont autre atout du récit, là où d’autres auteurs s’attachent à détailler précisément la moindre action ainsi que le moindre brin d’herbe du champ de bataille, Abercrombie lui va nous décrire la bataille pour ce qu’elle est vraiment, une apocalypse sans nom où mille choses se déroulent en même temps, où la bravoure est aussi rare que l’honnêteté en politique, où la survie tient plus de la chance que de l’expérience. Il adopte le point de vue d’un spectateur lambda qui assisterait à une scène de bataille médiévale sans en connaître le vocabulaire pour narrer simplement des scènes de combat réalistes. Il en résulte une grande clarté dans ces scènes où souvent les protagonistes sont tout aussi désemparés que le lecteur.

L’ouvrage offre peu de descriptions et l’auteur ne s’attarde guère sur cet aspect de la narration, sans doute a-t-il conscience que cela n’est pas le point fort de sa plume mais peu importe au final car l’intrigue, qui n’a fait que se dévoiler partiellement durant ce premier tome, et les personnages suffisent amplement à accomplir le voyage sur les terres de l’Union. L’intrigue est un entrelacs de complots et de conflits territoriaux auréolé de revendications sociales qui font bien sûr échos aux troubles qui secouent nos chers pays occidentaux.

Avec cet auteur il faut s’attendre à tout, et même si mes connaissances sur son univers me permettent de voir parfois les ficelles de son intrigue je m’attends à être agréablement surpris dans les tomes suivants dont je vais ardemment surveiller la parution.

  • Poids de l’article : 740 g
  • Broché : 528 pages
  • ISBN-13 : 979-1028118341
  • Dimensions : 15.4 x 4.2 x 23.8 cm
  • Éditeur : Bragelonne (2 décembre 2020)
  • Langue : : Français

 

À Pierre fendre de Richard Morgan, la malédiction du tome deux

Après la lecture du premier volume de cette saga de dark fantasy, qui fût un régal, je ne pouvais pas attendre très longtemps avant de me replonger dans l’univers sombre et violent de Richard Morgan, las, la déception fût à la hauteur de mes attentes tellement la lecture de ce second opus de terre de héros fût laborieuse. À noter que la quatrième de couverture, qui se concentre sur Ringil en occultant les deux autres personnages, n’aide vraiment pas à se faire une idée de l’intrigue et se révèle mensongère.

Le problème tient en deux choix qu’a fait l’auteur et qui sont malheureusement courants dans l’écriture de saga fantastique. Le premier est que l’auteur a réécrit le tome un sans ajouter d’éléments nouveaux qui relanceraient l’intérêt pour son univers. Les trois personnages principaux vivent leurs aventures séparément et une sombre menace diffuse se présage à l’horizon. Archeth doit à nouveau convaincre son empereur décadent que cette menace pourrait signifier la fin de la civilisation tandis qu’Egar enquête sur des compatriotes qui se retrouvent embrigadés par la religion principale. Son arc est le plus intéressant à suivre même si les révélations restent prévisibles. L’auteur a du mal à mettre en avant la lutte de pouvoir entre l’empire, l’église et la ligue et forcément cela se ressent sur l’intérêt que l’on prend à suivre ses intrigues diluées qui se révéleront assez basiques au final.

Et Ringil dans tout ça ? Et bien le grand guerrier amateur de torses poilus et d’empoignades virils, dans tous les sens du terme, est à nouveau exilé. Son parcours est le plus introspectif des trois personnages mais également le plus laborieux à suivre. Il soliloque avec des entités divines et magiques, et même un peu plus que cela, sans que cela n’apporte grand-chose à son personnage et sa psychologie, à part une puissance magique sortit un peu de nulle part, comme si son épée gigantesque n’était pas suffisante à faire de lui un ennemi redoutable. L’auteur tente de lancer une réflexion sur la notion de héros sans que cela ne porte ses fruits car trop timide et noyé dans des chapitres où l’onirisme sombre le dispute à l’ennui. Les dialogues où Ringil envoie paître l’empereur et les conventions sociales restent toujours aussi plaisant à suivre mais sont beaucoup trop rares pour constituer un élément principal de l’intrigue.

On se retrouve donc avec un tome un bis repetita sans éléments nouveaux significatifs qui permettraient d’enrichir l’univers. Mais qui plus est ce second volume n’est qu’une longue introduction au troisième et dernier volume de la saga, second choix qui handicape ce volume. Le choix de l’auteur d’en faire une trilogie a dû s’imposer suite au succès du premier livre mais cela fait de cet opus un tome bâtard victime d’un surplace narratif, de longueurs fatales au rythme de lecture et globalement d’une faiblesse au niveau de la mise en place des enjeux.

Reste à voir comment l’auteur parviendra à conclure sa saga dans le troisième volume même s’il me faut bien reconnaître que mon intérêt pour son univers s’est effrité à la lecture de ce second volume poussif.

Résumé: Ringil fuit son passé, la famille qui l’a renié, et les magnats du commerce d’esclaves qui veulent sa peau. Il n’a plus qu’un endroit où se réfugier : Yhelteth, coeur de l’empire du Sud. Il y trouve asile auprès d’Archeth, une ancienne soeur d’armes, désormais haute conseillère de l’empereur. Mais celle-ci a ses propres problèmes, et Ringil se retrouve impliqué dans des allégeances douteuses. Personne ne le sait encore, mais la cité est sur le point d’exploser…

  • Broché : 504 pages
  • ISBN-10 : 2352945992
  • ISBN-13 : 978-2352945994
  • Dimensions du produit : 15.3 x 3.7 x 23.8 cm
  • Éditeur : Bragelonne (28 septembre 2012)

Rien que l’acier de Richard Morgan, sang et fureur…et un peu de sexe aussi

J’ai tendance à ne pas trop attacher d’importance à quel genre ou sous-genre appartient l’ouvrage dont j’entame la lecture. Du moment que l’auteur parvient à m’embarquer dans son récit, peu m’importe que ce soit de la high-fantasy, du steampunk ou du arcanepunk. Mais la dark fantasy est un sous-genre qui me parle énormément. Mon souhait serait de dénicher une saga qui reprendrait les thèmes de la saga Dark soul, à savoir la ruine d’une civilisation, la décrépitude inévitable, le crépuscule des dieux et tant d’autres encore que cette introduction qui commence à être un peu longue ne me laisse pas la place d’énumérer.

La saga « terre de héros » de Richard Morgan s’inscrit à merveille dans l’alcôve sombre et humide qui fait partie intégrante de la cathédrale baroque de la fantasy. Son récit est sombre, poisseux et extrêmement défaitiste sur la nature humaine. Sa description de cet univers médiéval crasseux et boueux captive immédiatement malgré le fait que cela exige de progresser sur plus de deux centes pages avant d’appréhender complètement cet empire de bassesse humaine et de violence. Les tenants et les aboutissants de ce monde à couteaux tirés sont progressivement dévoilés mais les éléments présents dans les premiers chapitres sont largement suffisants pour s’immerger dans cette terre qui compte bien peu de héros au final. Le choix des noms des villes, des régions ou des personnages, aux sonorités encore moins facilement prononçables qu’une collection ikea, démontrent à eux seuls la volonté de l’auteur d’aller vers un aspect plus rude, plus écorché.

Ce premier volume pose aisément les bases de cet univers et ses personnages. Les trois personnages principaux sont charismatiques et chacun se trouvent en rupture avec le milieu dans lequel ils se retrouvent obligés de se débattre. Egar ne se retrouvent plus dans les plaines verdâtres et les coutumes désuètes de son peuple. Archeth est une exilée immortelle, obligée de jouer le jeu de la cour de l’empereur et de supporter ses ordres et sa décadence. Et Ringil, le fougueux Ringil, en avoir fait un personnage aux mœurs qui vont à contre-courant de ce qui se fait habituellement dans ce genre de récit peut paraître un brin opportuniste mais se serait oublié qu’il s’agit d’un personnage complet et pas uniquement d’une étiquette juste bonne à faire parler. Ringil possède une densité qu’il ne doit pas uniquement à sa masse musculaire, ses traumatismes familiaux et ses souvenirs de la guerre ont fait de lui un être cynique, réfractaire à l’autorité, hanté par son passé et sous l’emprise d’une colère sourde. Les chapitres qui lui sont consacrés sont un véritable défouloir, pas uniquement pour ses scènes de sexe, tel un taureau que rien ne peut arrêter ses charges mettent à mal un royaume sclérosé et des mentalités étriqués. Évidemment ses trois personnages vont voir leurs destinés converger mais l’ambiance du récit ne se prête pas vraiment à des retrouvailles chaleureuses.

Le style de l’auteur exige d’être apprivoisé. Si les combats sont d’une clarté écarlate et d’un dynamisme en accord avec le caractère des héros, la profusion de virgules lors des descriptions donne un aspect fouillis qui perd le regard du lecteur et atténue la puissance des lieux que l’auteur nous fait visiter. Des lieux qui possèdent pourtant un charme certains pour quiconque s’extasie devant des ruines médiévales ou des marais glauques. Mais c’est déjà un souci que j’avais constaté dans son roman de science-fiction thin air. L’intrigue tarde à se mettre en place mais l’auteur parvient à maintenir l’attention du lecteur grâce à ses personnages torturés. On peut regretter une conclusion épique mais un peu rapide pour un premier tome.

Cette introduction à la terre des héros est comme une attaque brutale qui laisserait une armée désemparée, se demandant ce qu’il y est arrivée. Avant qu’elle ne se rende compte qu’elle a subi un assaut frontal, sans subtilité ni originalité mais diablement efficace.

Résumé: Il y a dix ans, l’alliance des hommes et des Kiriaths a repoussé les terribles Écailleux. Qui se souvient maintenant des héros de cette guerre ?

Ringil vit en exil, rejeté par sa famille. Mais pour sa cousine Shérin, vendue comme esclave, il décroche son épée et retourne sur les lieux d’un passé qu’il avait tout fait pour oublier.

Dame Archeth, dernière représentante d’un peuple disparu, est la conseillère d’un empereur décadent qu’elle abhorre. Elle seule soupçonne qu’une terrible menace point aux frontières de l’empire.

Egar le Tueur de Dragons est un nomade des steppes, revenu de la guerre auréolé de triomphe. Une gloire aujourd’hui bien émoussée dans un monde qu’Egar ne reconnaît plus.

Ces trois-là ont tout perdu. Sauf peut-être la bataille qui les attend, héroïque et désespérée…

  • ISBN-10 : 2352943795
  • Broché : 456 pages
  • ISBN-13 : 978-2352943792
  • Dimensions du produit : 15.3 x 3.4 x 23.8 cm
  • Éditeur : Bragelonne (19 mars 2010)
  • Poids de l’article : 600 g
  • Langue : : Français