Le livre du roi d’Arnaldur Indridason, EN ROUTE VERS L’AVENTURE !! mais pas trop vite…

Cet ouvrage du célèbre auteur de polar islandais était la promesse d’une aventure épique avec les légendes antiques en toile de fond. Malheureusement il s’agit d’une promesse non tenue.

L’adjectif classique serait un terme idéal pour parler de cette lecture. Classique dans sa narration, sous forme de journal intime qui déroule son récit au passé simple. Un choix qui m’a paru désuet et peu judicieux pour impliquer le lecteur dans cette chasse au trésor pour tenter de remettre la main sur l’édition originale du livre du roi.

Classique dans la caractérisation des personnages aussi. Le narrateur principal, qui forme avec son professeur un duo atypique à la Holmes-Watson, l’étudiant tenant le rôle de Watson. Un personnage terne et sans aspérités qui échoue à insuffler le moindre souffle lyrique dans le récit. À contrario le professeur apparaît comme un personnage haut en couleur, doté d’un tempérament orageux, sans pour autant que cela suffise à vivifier l’ensemble.

Tout aussi classique dans le déroulement de son intrigue qui se révèle pauvre en surprises et maigre en élément propre à la mythologie scandinave. À la lecture de l’ouvrage j’ai eu l’impression de lire le scénario d’un téléfilm d’aventures au budget serré. Le genre de téléfilm dispensable sur lequel on tombe un dimanche après-midi en errant de chaîne en chaîne.

Je voue une passion sans bornes pour les récits policiers d’Indridason mais son incursion dans le récit d’aventures ne m’a absolument pas convaincu.

Résumé : Le Livre du roi est un trésor pour lequel certains sont prêts à voler, et même à tuer. En 1955 à Copenhague, un étudiant se lie d’amitié avec un étrange professeur, passionné de sagas islandaises… ancien propriétaire du fameux manuscrit. Désireux de récupérer ce bien inestimable, ils se lancent dans une quête effrénée à travers l’Europe. Ils vont vivre une aventure qui marquera leur vie à jamais.

Les suicidés du bout du monde de Leila Guerriero, Les laissés-pour-compte du rêve argentin

Les laissés-pour-compte du rêve argentin

Une fenêtre sur une région du monde méconnue s’ouvre grâce à ce récit et ce qu’elle livre à notre vision d’occidentaux biens au chaud et protégés est à la fois une histoire vieille comme le monde et un constat amer sur la politique argentine.

Une histoire ancienne où ceux qui peuvent tout prendre prennent tout et ne laissent que les miettes aux masses laborieuses. Les condamnant à une vie misérable à l’horizon barré par les derricks des champs pétrolifères.

L’auteure a fait le choix d’épurer son récit de tout romanesque, asséchant ainsi sa plume pour ne garder que l’essentiel, l’effroi, la sidération et la consternation devant ces témoignages douloureux à lire. Des témoignages empreints d’une humanité poignante et qui nous livrent sans fard la l’échec d’une nation, Indifférente au renoncement ultime de ses enfants.

Les raisons de tous ces drames successifs sont rapidement cernés par l’auteure. Une gestion calamiteuse des ressources naturelles, l’absence de lien social (la bourgade ne propose aucun lieu de rencontre, de vie tout y fonctionnel), le manque d’infrastructures ( jusqu’en 2004 il n’y avait pas internet) et les conditions climatiques difficiles. Mais la raison primordiale est le sentiment qu’ont les habitants de ne compter pour rien, de n’être que des grains de poussière tout juste bon à être balayé par les vents mordants de la Patagonie.

Alors que la fenêtre se referme. Les questions se bousculent alors que la peine ou la colère se disputent la primauté des réactions. Un récit âpre, dur à lire et encore plus dure à oublié.

Résumé : Dans cette chronique saisissante d’une ville fantôme de Patagonie frappée par une épidémie de suicides de jeunes gens, Leila Guerriero, figure majeure du journalisme narratif en Amérique latine, mène l’enquête avec une empathie profonde pour trouver une explication à ce geste ultime et toujours incompréhensible. Est-ce une secte, l’ennui, l’alcool, la violence, la solitude, la religion, le climat ? Parcourant les rues désertes de ce bout du monde arasé par le vent et le froid, sorte de far west moderne où viennent échouer les pionniers misérables du pétrole, elle pose en réalité la question de ce qui nous tient en vie. Sa réponse se situe du côté de la solidarité, du lien aux autres, à la communauté.

Éditeur ‎EDITIONS PAYOT & RIVAGES (6 octobre 2021)
Langue ‎Français
Broché ‎224 pages
ISBN-10 ‎2743654643
ISBN-13 ‎978-2743654641

Vous plaisantez monsieur Tanner de Jean-paul Dubois, Déboire zinc et marteau

Avec ce récit court, l’expert de l’ironie douce-amère nous conte la progression désastreuse d’un chantier domestique qui va exiger énormément à son propriétaire.

Inutile d’attendre une quelconque densité dans les personnages ou la narration, le propos de l’ouvrage est ailleurs. Les chapitres sont courts, les anecdotes tantôt hilarantes, tantôt sidérantes sonnent malheureusement de manière très réaliste.

Il faut plutôt voir l’ouvrage comme une bonbonnière dans laquelle chaque chapitre serait une friandise. Une bêtise de Cambray ou un calisson dont le raffinement artisanal dissimulerait toute une gamme de saveur qui vous fera passer du rire aux larmes en une tournure de phrase. C’est la marque de fabrique de cet auteur, une fois que l’on a accepté le partis pris de ne pas vraiment développer le narrateur comme un personnage à part entière on se régale avec cette confiserie.

L’auteur n’oublie pas pour autant que l’emballage compte autant que la sucrerie à l’intérieur. Ainsi sa plume offre de jolies énumérations, des réflexions sur le concept de propriété, des figures de style en pagaille qui seront autant de délices pour ceux qui se nourrissent de littérature. Sans oublier les portraits absolument exquis des différents artisans qui viendront pimenter le quotidien harassant de ce pauvre M.Tanner.

Et voilà qu’à peine entamé la réserve de sucrerie est déjà vide mais ainsi fonctionne l’auteur, ne pas gaver le lecteur au risque de frôler l’indigestion. Une recette satisfaisante qui pousse le lecteur gourmand à ingurgiter très vite un autre de ces récits aux mille saveurs.

Résumé : À la mort de son oncle, Paul Tanner hérite d’une immense maison qu’il entreprend de rénover accompagné de professionnels. Il ne présage pas l’orage qui menace : maçons déments, couvreurs délinquants, électriciens fous, tous semblent s’être donné le mot pour rendre la vie impossible à monsieur Tanner. Chronique d’un douloureux combat, galerie de portraits terriblement humains, une comédie noire orchestrée par des hommes de chantier.

Éditeur‎Points (14 décembre 2020) Langue‎Français Poche‎216 pages ISBN-10‎275788865X ISBN-13‎978-2757888650

Notre banc – 22 septembre 2021 de Saskia Sarginson

Achat : https://amzn.to/2WdPxrS

Cela commence sur un banc en 2004, sur la colline de Hampstead, où une femme attend un homme. Dix ans plus tôt, ils se sont fait une promesse : à cette date exactement, sur ce banc-là, ils mettront fin à cette histoire d’amour née trente ans auparavant, ou bien ils décideront de tout recommencer. Ils n’auraient jamais dû se rencontrer, en 1983. Ils n’auraient jamais dû s’aimer… Séparés par un mensonge, pourront-ils pardonner et effacer le années passées? Ce qui a été perdu peut-il véritablement se retrouver ?

Chronique : Il y a dix ans, ils se sont rencontrés en Amérique, à Atlantic City. Ils ont entamé une histoire d’amour qui n’a jamais semblé se terminer comme une histoire d’amour devrait le faire… puis ils ont passé des années séparés, à vivre leur vie ou peut-être simplement à exister à travers la vie jusqu’à…

En alternant de courts chapitres, nous entendons l’histoire de Cat et celle de Sam.
Sam et Cat tombent éperdument amoureux l’un de l’autre en très peu de temps, alors que Sam voyage aux Etats-Unis. Cat se débat dans la vie en travaillant dans un salon funéraire, en essayant de maintenir la vie de ses parents et en reprenant sans cesse leurs rêves brisés, jusqu’à ce qu’elle rencontre Sam. Il vient lui aussi d’une famille dysfonctionnelle.
Sam est une bouffée d’air frais, il est musicien et veut devenir un artiste à succès. Lorsqu’ils se rencontrent, ils partagent leurs espoirs et leurs rêves pour l’avenir avant de promettre de rester en contact et de se retrouver à Londres pour continuer leur vie ensemble… mais la vie s’en mêle et cette rencontre n’a pas lieu.
Juste avant de se séparer, Sam et Cat font le pacte de se retrouver sur un banc dans la lande…
Au Royaume-Uni, de nombreux bancs dans les parcs de Londres portent des plaques avec des messages pour les êtres chers qui ne sont malheureusement plus parmi nous. C’est un banc spécifique dont Sam parle à Cat et tous deux y reviendront au cours des décennies suivantes.
Ce qui suit au fil du temps est une histoire d’amour, de séparation, de leçons de vie et de secrets.
Saskia parvient à articuler les conversations et les humeurs d’une manière telle que l’on se trouve en plein dedans… et que l’on se demande ce que l’on ferait à sa place.
L’histoire est captivante et très douce. Une lecture agréable qui plaira à de nombreuses personnes. Une belle histoire avec de grands personnages
Note : 9,5/10

Éditeur ‏ : ‎ Marabooks (22 septembre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 384 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 250113866X ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2501138666

Sarah Jane de James Sallis, À la dérive…

Ma rencontre avec Sarah Jane avait tout pour se passer sous de bon auspices. La plume de l’auteur s’avère très vite être un véritable régal. Métaphores bien trouvées, dialogues percutants et un ton teinté d’ironie. Tout ce que j’aime retrouvé dans mes lectures. L’essence même du roman noir américain. Une plume qui se rapproche de celle de Joe R. Lansdale en moins cru et plus littéraire mais tout aussi attachante.

Le personnage de Sarah, alias mignonne, est une réussite. Complètement larguée mais doté d’un esprit combatif, un lourd passé qui lui permet d’affronter les épreuves sans sourciller, un instinct imparable pour jauger les gens qui se présentent à elle. Un concentré d’action rafraîchissante. L’auteur a parfaitement dressé le portrait de son héroïne.

Alors pourquoi est-ce que je ressors quelque peu mitigé de la lecture ? La narration, tout simplement. Je n’ai pas vraiment compris où l’auteur voulait m’emmener avec ce récit court mais qui empile les évènements sans grand rapport entre eux. Même après avoir compris que le but n’était pas d’écrire un récit d’enquête classique je ne suis pas pour autant parvenu à me plonger dans l’ambiance de cette petite ville de Farr.

La narration m’a paru décousue, j’avais parfois du mal à savoir où on se situait dans le récit. J’ai même dû revenir en arrière pour être bien sûr de saisir le contexte. Ce qui est dommage pour un ouvrage aussi court. L’auteur enchaîne les sauts temporels et une narration non linéaire qui ne facilite en rien la compréhension de l’intrigue.

Cette pauvre Sarah m’aura donc perdu en cours de route, avec son bagout elle aura tout fait pour me retenir dans le véhicule avec elle derrière le volant, mais cela n’a pas suffi pour me passionner à ce récit à l’atmosphère trop clairsemé pour me happer.

Résumé : Surnommée « Mignonne », ce qui ne lui va pas comme un gant, Sarah Jane Pullman a déjà trop vécu pour son jeune âge : famille dysfonctionnelle, fugue à l’adolescence, crimes, petits boulots dans des fast-food… on se demande comment elle parvient à redresser la barre. Elle y arrive et, à sa grande surprise, est engagée comme agent au poste de police de la petite ville de Farr. Lorsque le shérif titulaire disparaît, c’est elle qui prend sa place. Mais Sarah Jane ne se satisfait pas de la situation. Cet homme, Cal, était son mentor, son appui, et elle ne peut accepter qu’il se soit évanoui dans la nature. Elle va découvrir des choses qu’elle ne soupçonnait pas…

Éditeur‎EDITIONS PAYOT & RIVAGES (8 septembre 2021) Langue‎Français. Broché‎208 pages ISBN-10‎2743653655 ISBN-13‎978-2743653651

La France n’a pas dit son dernier mot – 15 septembre 2021 de Eric Zemmour

Achat : https://amzn.to/3nHXalN

Dans la tête d’Eric Zemmour. Journal d’une autobiographie politique.

 » J’avais mis au jour dans le Suicide français la mécanique de l’idéologie progressiste qui a conduit notre pays à l’abîme. Mises en danger, ses élites ont compris que la survie de leur projet passerait par la radicalisation du processus de destruction.
Rarement nous n’avons été aussi affaiblis, désunis, subvertis, envahis qu’aujourd’hui.
Pas un jour sans sa provocation, sans sa déconstruction, sans sa dérision, sans son humiliation.
J’ai décidé de poursuivre le récit des choses vues, des choses tues, trop longtemps tues. Pour que la France ne se contente pas d’avoir un futur mais trace aussi les voies d’un avenir. Pour continuer l’histoire de France.

Chronique : Livre à peine terminé en lecture. Que l on aime ou pas Zemmour on se retrouve devant l’écrit d’une personne cultivée, mais encore faut-il être cultivé soi meme pour s’en rendre compte.
Malheureusement les gens ne vont pas noter en fonction du livre mais en fonction de si ils aiment ou non Eric Zemmour :
– on aura donc d’un coté les pro Eric Zemmour qui forcement mettent 5/5 pcq ils apprécient ses idées,
– de l’autre les intolérants à toute pensée autre que la leur qui mettront donc 1/5

Dans son livre E. Zemmour évoque des problèmes politiques et sociaux qui n’ont jamais été traité depuis des décennies et qui ont mis la France dans l’état dans laquelle on la retrouve aujourd’hui.
Ces problèmes comme le communautarisme (de tout bord), celui qui fragmente la société en une multitude de communauté qui se liguent les unes contre les autres type LGBT, Féministes, Islamistes, extrémistes et autres, mais aussi et la cancel culture/WOKE cette américanisation qui gangrène notre pays.
En lisant ce livre je n’ai pas vu de haine, j’ai lu le point de vu d’un enfant d’immigré qui dit aimer son pays d’adoption et qui propose ses solutions pour les régler.
Et contrairement à ce que j’ai pu lire dans les com’ 1/5 étoile, ce n’est pas parcequ il est fils d’immigré qu’il n’a pas le droit de s’exprimer et de donner son point de vu. La tolérance semble souvent faire défaut à certaines personnes qui aiment à critiquer ceux qui ne pensent pas comme eux…

Bref lisez ce livre, faite vous une opinion et si vous êtes en désaccord lisez le livre pour comprendre son point de vu mais aussi pour lire un livre que je trouve bien écrit.

Bonne lecture

Éditeur ‏ : ‎ Rubempre (15 septembre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 352 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2957930501 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2957930500

Nous avions un rêve de Jake Lamar, Un cauchemar aux relents terrifiants de réalité

Alors même que l’Amérique est toujours aussi divisée sur la question de la race et que le communautarisme est poussé à son paroxysme. Les éditions rivages publient en format poche un ouvrage paru en 1996 mais au propos terriblement actuel.

Là où un autre auteur nous aurait d’abord introduit son univers puis les personnages qu’il veut mettre en avant au risque d’une mise en place laborieuse et rébarbative, Jake Lamar dresse d’abord le portrait de ses personnages, des portraits finement esquissés, à tel point que vous aurez l’impression que les personnages se tiennent en face de vous. Vous en viendrez à douter que le récit se déroule dans un futur dystopique tant le discours et la mentalité des personnages paraît actuelle.

Et pourtant toute l’horreur de cette Amérique au bord de l’implosion va surgir au cours du récit. Par petites touches amenées de manière subtile, l’auteur va nous faire prendre conscience qu’il y a quelque chose de pourri dans la première démocratie du monde. Les chapitres en forme de confessions ne font que dissimuler la portée humaniste et pessimiste du récit.

Pour peu que l’on s’intéresse à la question de la race on parcourt les différents portraits de ces personnages avec passion. Doté chacun d’un vécu, d’un passé parfois dramatique et le cœur alourdi par un ego qui les empêche de voir au-delà de leur conditions, l’auteur parvient néanmoins à rendre intéressant et consistant chaque personnage, même le plus mesquin d’entre eux.

Bien plus qu’un énième récit dystopique ou une fresque sociale poignante, l’œuvre de Jake Lamar est une étude de mœurs sur la société américaine. Un cri d’alarme pessimiste mais nécessaire. Un appel a la fraternité dont la date de parution nous fait craindre qu’il soit resté un cri dans le vacarme ambiant.

Résumé : Et si l’Amérique élisait un vice-président noir ? Des années avant Barack Obama et Donald Trump, Jake Lamar imagine une situation pa rfaitement effrayante mais tout à fait plausible. Dans une Amérique dystopique, la guerre contre le crime et la drogue a conduit le pouvoir à ouvrir des camps de rééducation pour les toxicos et à multiplier les condamnations à mort, qui font l’objet d’un show tél évisé. L’instigateur de cette croisade de la vertu, l’Attorney général Melvin Hutchinson, est en passe de devenir le premier vice-président noir de l’histoire américaine. Mais Hutchinson est un homme complexe qui cache un lourd secret…

Éditeur‎EDITIONS PAYOT & RIVAGES (15 septembre 2021) Langue‎Français. Poche‎496 pages ISBN-10‎2743653760 ISBN-13‎978-2743653767

Au fin fond de la petite Sibérie- 9 septembre 2021 de Antti TUOMAINEN

Le pilote de rallye Tarvainen parcourt les friches enneigées du nord de la Finlande avec trop d’alcool dans le sang et des pensées suicidaires dans la tête, lorsque soudain le ciel explose et quelque chose s’écrase sur le siège passager.

Achat : https://amzn.to/3A98cUs

Chronique : Imaginez… vous conduisez en vous occupant de vos affaires… le long d’une route enneigée, à environ 240 km/h (149 mph). Vous buvez des gorgées de vodka Koskenkorva chaude et contemplez la vie. Comment en êtes-vous arrivé à ce point de votre vie où vous n’êtes plus un pilote de rallye, même si c’est votre identité ? Puis une météorite tombe du ciel, traverse le toit de votre voiture et atterrit sur le siège à côté de vous. Qu’est-ce que c’est ? Qu’est-ce que je viens de lire ?

Alors que la nouvelle se répand dans le monde entier qu’une météorite spectaculaire a atterri sur le siège passager d’une voiture en Finlande, il devient évident qu’elle doit être transférée dans un lieu sûr. On estime que la météorite vaut des millions de dollars. Alors, qu’en faisons-nous en attendant ? Nous la laissons dans un petit musée du village avec un pasteur nommé Joel pour la protéger. Joel seul va empêcher les mafieux russes et tous les autres de voler ce précieux morceau de roche.

Cela semble complètement fou, non ? ! Pourtant, Antti Tuomainen a la capacité de vous entraîner et de vous faire croire que tout cela est parfaitement logique et que tout cela se produit. Je me suis surpris à crier « Oui, Joel, tu les as eus ! ».

Joel lui-même est peut-être encore plus intriguant que les mafieux et les autres personnes qui veulent leur part du gâteau avec la météorite. J’ai été complètement attiré par la personnalité de Joel et j’étais curieux de savoir comment un pasteur pouvait être impliqué dans cette affaire. Il semblait un peu « intelligent », si l’on peut dire. J’ai commencé à m’interroger sur son passé et ses motivations. Il attend son premier enfant avec sa femme Krista et pourtant, on lui a dit qu’il ne pouvait pas avoir d’enfants….. alors à qui appartient cet enfant ? Je me suis dit que si une météorite tombait du ciel, cela pourrait-il être une immaculée conception ? Je ne pouvais pas imaginer que sa femme aimante le trompait. Surtout dans un si petit village où il est la seule personne à qui les gens se confessent !

Ce livre était beaucoup plus sombre que ce à quoi je m’attendais et je l’ai adoré. Quand je m’y attendais le moins, l’auteur lançait une ligne humoristique et me prenait au dépourvu. Une histoire mystérieuse remplie de crimes, de mafieux, de drames familiaux et d’une touche d’humour, ce livre m’a fait tourner les pages jusque tard dans la nuit !

Note : 9,5/10

Éditeur ‏ : ‎ Fleuve éditions (9 septembre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 320 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2265154679 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2265154674 Poids de l’article ‏ : ‎ 390 g

Kafka sur le rivage de Haruki Murakami, une fable onirique et loufoque

Prudence à toi lecteur qui s’apprête à pénétrer les territoires mystérieux de Murakami. Dépose ton esprit cartésien, tes attentes de lectures formatées et tes repères de lecteur occidental. Tu t’apprêtes à embarquer dans une épopée hors-normes où règne l’absurde et l’introspection.

D’une plume fluide l’auteur tisse l’odyssée miroir de deux êtres dissemblables dans leur approche de la vie. Au jeune fugueur Kafka, accablé par une prophétie paternelle qu’il réfute de tout son être, la mélancolie, la solitude, la rationalité et l’introspection. À l’excentrique Nakata, l’insouciance, l’innocence, l’humour et l’absurde.

Il serait dommage de s’arrêter aux scènes purement loufoque de l’ouvrage tant il recèle d’hommage à toutes les formes d’art, à commencer par le mythe d’Œdipe qui renvoie à la mythologie grecque. Mais l’art pictural occupe une place importante, l’auteur cite également le réalisateur François Truffaut. L’art qui occupe une place primordiale dans le récit, il façonne le destin de Kafka et agit comme autant de repères culturels et cimente un parcours fait d’interrogations sans réponses et de théories alambiquées.

Un récit si dense dans son propos et truffés de références qu’il en est presque insultant d’essayer d’en parler dans un espace aussi réduit. Un livre qui pousse à la réflexion en pleine lecture et qui hante encore une fois achevé. Un livre rare. Un livre que j’aurais aimé étudié au lycée.

Résumé : Un adolescent, Kafka Tamura, quitte la maison familiale de Tokyo pour échapper à une malédiction œdipienne proférée par son père. De l’autre côté de l’archipel, Nakata, un vieil homme amnésique, décide lui aussi de prendre la route. Leurs deux destinées s’entremêlent pour devenir le miroir l’une de l’autre, tandis que, sur leur chemin, la réalité bruisse d’un murmure envoûtant.

Éditeur‎10 X 18 (25 août 2011) Langue‎Français Poche‎648 pagesISBN-10‎2264056169ISBN-13‎978-2264056160 Poids de l’article‎399 g Dimensions‎11 x 4 x 17.8 cm

101 façons de se reconnecter à la nature – 2 septembre 2021 de Frederika Van ingen

 » Un jour, l’homme blanc demandera à l’homme rouge de l’aider à se souvenir comment revivre en harmonie avec la nature.  » Légende Navajo
La vie moderne nous a éloignés de notre connexion originelle à la nature. Ses bienfaits sur notre santé physique et mentale sont pourtant scientifiquement prouvés : une balade en forêt réduit le stress, régule les émotions, renforce les défenses immunitaires.

Achat : https://amzn.to/3naHzeq

Chronique : L’auteur est une journaliste qui a rencontré onze passeurs c’est-à-dire onze hommes et femmes qui ont chacun été en contact avec les peuples premiers (amérindiens, Amazonie, navajos..). Ils ont appris avec eux avec avoir un autre lien avec leur environnement, avec la nature. Un lien qui tient compte de la vie naturelle et qui inscrit l’homme dans l’harmonie d’un tout. La nature n’est plus vue comme systématiquement hostile ou comme un environnement à dompter ou à dominer mais comme une partie de la vie, de l’univers dans lequel l’homme a sa place s’il veut bien ouvrir son coeur et être à l’écoute..
Un ouvrage qui permet d’approcher la culture, la spiritualité et la façon d’être au monde de quelques-uns des peuples dits autochtones, premiers ou racines du moins ceux qui ont eu la chance ou la force de survivre à la violence, aux humiliations et aux spoliations.
Les approches sont différentes les unes des autres et variées mais elles ont toutes en commun ce respect de la nature et de la vie. C’est un livre plein de sagesse et source de beaucoup d’enseignements réellement essentiels.

Note : 9,5/10

ASIN ‏ : ‎ B092P771QC Éditeur ‏ : ‎ Les Arènes (2 septembre 2021) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 297 pages ISBN-13 ‏ : ‎ 979-1037504593