Body (15 juin 2017) de Harry Crews

«Elle s’appelait Shereel Dupont, ce qui n’était pas son vrai nom. Trois mois qu’elle n’avait pas eu ses règles, mais elle n’était pas enceinte. Non, c’était mieux et pire que ça. C’était la faute au bodybuilding…» La faute aux protéines en poudre, aux régimes sans eau et aux développés-couchés sous une barre chargée de fonte. Le concours pour être Miss Cosmos se gagne dans le moindre détail. Russell Morgan, lui-même retiré des compétitions, ne laissera personne leur dérober le titre. Personne ne doit voir sa protégée. Ni le fiancé revenu du Vietnam, ni sa famille de ploucs complètement cinglée, encore moins les concurrents. Il n’y a pas de pitié. Juste le sacre et la beauté des corps. Juste ces cinq cents terribles grammes en trop pour être couronnée…

Chronique : Shereel Dupont concourt pour le titre de Miss Univers sous le regard et les conseils draconiens de son entraîneur Russell Morgan. Mais Shereel n’est qu’un pseudonyme, elle est et reste aux yeux des siens avant tout Dorothy Turnipseed, débarquée de sa cambrousse de Georgie. Et ce passé va justement resurgir quand, à quelques jours de la finale, toute la famille vient s’installer dans l’hôtel où se déroulera la compétition. Un fameux « troupeau » de péquenots, risibles mais également dangereux.
Un roman brossant le portrait d’une belle brochette d’allumés, réflexion sur l’apparence, sur les liens familiaux et la difficulté de communiquer.
Le monde du culturisme est sans pitié, fondé uniquement sur le regard, dans lequel les participants ne sont que des masses de chair à sculpter. Et l’auteur met bien en parallèle ce façonnement des corps avec les flots de graisses de la mère et de la soeur obèses de Shereel.
Crews peint magnifiquement ces deux groupes de personnages, des quasi freaks dont on se demande qui sont les plus « normaux ».
Très vite le rire devient jaune et l’émotion nous gagne jusqu’au final bouleversant.

Note : 8,5/10

 

  • Broché: 320 pages
  • Editeur : Folio (15 juin 2017)
  • Collection : Folio Policier

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Le faucon va mourir (15 juin 2017) de Harry Crews

Tout le monde en a après George Gattling. Entre les employés simples d’esprit de son garage automobile, sa maîtresse, Betty, une étudiante apathique aux mœurs légères, sa sœur Precious et les quiz ineptes qu’elle lui inflige à tout bout de champ, et Fred, le fils de cette dernière, attardé mental sérieusement porté sur la bouteille, George étouffe. Sa nouvelle passion devient sa seule échappatoire : l’apprentissage de la fauconnerie. Après quelques tentatives d’affaitage ratées, il capture un nouveau rapace et entame sa périlleuse domestication. Quand son neveu meurt soudain dans un curieux accident, George perd pied. Le faucon devient son seul compagnon. Et ce compagnon n’attend qu’une chose : l’occasion de tuer.

Chronique : George Gatling, quarantenaire d’apparence apaisée, patron d’une petite entreprise de rénovation d’habitacles d’automobiles. Célibataire, il vit avec sa soeur malchanceuse, larguée par son mari après qu’elle a mis au monde un enfant attardé (Fred) qui vit avec le couple et que George élève comme le fils qu’il n’a jamais eu. A côté de ça, George a une lubie : il s’est mis en tête de devenir fauconnier, de réussir l’affaitage des rapaces en suivant les instructions que d’illustres prédécesseurs européens ont laissé sous forme de traité plusieurs siècles plus tôt.
L’événement déclencheur de tous les autres est la mort accidentelle de Fred, qui survient dès le début du roman. On ne peut s’empêcher de s’interroger sur les desseins de l’auteur alors qu’il nous prive d’un aussi fascinant personnage. Crews a bien monté son coup : l’étrange Fred hantera le reste de l’ouvrage, sa disparition brutale catalysant les émotions de la communauté familiale. Finalement, la vie de Fred aura ouvert une parenthèse dans celle des protagonistes, sa mort provoquant un nouveau départ pour la plupart d’entre eux. Tout en réussissant son projet de dressage, George connaîtra peut-être, enfin, l’amour d’une femme.
Même si les émotions à fleur de peau peinent à contenir la violence latente, les êtres vraiment pathologiques sont absents. On trouve comme à l’habitude un personnage de contraste extrême, Fred, doté à la fois d’un physique parfait, d’un esprit insaisissable et d’une parole égrainée avec la plus grande économie. n roman d’une grande humanité, même s’il semble dépourvu de ligne directrice.

Note : 9/10

 

  • Poche: 288 pages
  • Editeur : Folio (15 juin 2017)
  • Collection : Folio Policier

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Olivia joue les espionnes (8 juin 2017) de Ian Falconer

Un matin, en passant dans le couloir, Olivia surprend sa mère, qui chuchote au téléphone avec une amie : elle prétend que sa fille l’épuise. Elle parle même de l’envoyer quelque part où on saura lui mettre « du plomb dans la cervelle ».

Chronique : Olivia est une jeune truie espiègle, qui a beaucoup d’énergie. Elle a des gouts affirmés et de la répartie. C’est un album très recherché graphiquement et qui utilise la bichromie du noir et du rouge sur le fond blanc, les éclairages, et les astuces graphiques sont  très biens faits,  le dessin très riche et le trait minimaliste et l’absence de fond évoquent Grégoire Solotareff,.
Un album qui a toutes les qualités du travail d’un authentique grand illustrateur et Olivia ne fait jamais les choses à moitié et vise haut !
Un album drôle, sensible et… différent ! Elle cultive cette différence au jour le jour et elle en est d’autant plus appréciable.

Note : 9/10

 

  • Album: 40 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Seuil jeunesse (8 juin 2017)

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TEST BLU RAY : Underworld – Blood Wars ( 21 juin 2017) de Anna Foerster avec Kate Beckinsale, Theo James

Dans ce nouvel opus de la franchise de blockbusters,Underworld: Blood Wars suit la chasseuse de lycans Selene face aux agressions brutales des clans lycans et vampires qui l’ont trahie. Avec ses seuls alliés, David et son père Thomas, elle doit mettre fin à la guerre sempiternelle entre les deux clans, même si cela implique pour elle de faire le sacrifice ultime.

Chronique Film:  Depuis la création d’Underworld, Len Wiseman a multiplié ses suites à une vitesse étonnante et le sang n’a cessé de gicler dans la série. Ce nouvel épisode intitulé Blood Wars est loin d’être le pire du lot. Même si l’histoire est toujours la même… Le conflit entre les vampires et les Lycans est de retour et s’avère sans fin ! Tous veulent faire la peau à Selene, cette vampiresse. Et une menace est proche : le chef des loups-garous. Ce sont des péripéties répétitives à savoir des trahisons familiales, des dialogues risibles et de l’action à trop en faire, histoire de cacher un propos banal. Kate Beckinsale reste toujours aussi bonne dans son rôle et Theo James demeure assez charismatique et porte un rôle plus mature comparé aux Divergentes. Tobias Menzies de Game of Thrones qui interprète un méchant ne convainc guère, et est peu terrifiant… Seul, Lara Pulver étonne en vampiresse ambitieuse et diabolique, en se démarquant bien des autres. Les personnages ne sont pas suffisamment approfondis ! La nouvelle venue, Anna Foerster passant derrière la caméra propose cependant un peu de fraîcheur. La réalisation est plus maîtrisée que d’habitude et les scènes de combats sont mieux filmées, plus agréables à regarder.Ce qu’il faut retenir de ce cinquième de la licence est que Blood Wars n’est pas à prendre au sérieux. C’est une série B qui s’adresse uniquement à ces fans.

Note : 8/10

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Test Blu Ray :

Image : La cinquième édition de la franchise se manifeste à la lumière de la journée avec une superbe codage 1080p / AVC MPEG-4 de référence ce qui en fait le meilleur de la série. La photographie stylisée baigne l’écran entier avec des ombres sombres et sinistres qui pénètrent profondément dans l’écran tout en révélant les détails plus fins dans les parties les plus sombres. Le noir dans le vêtement, les tenues de latex, les voitures de luxe et divers meubles, bien que le contraste soit fortement maîtrisé, les blancs brillent brillamment et la visibilité sur la distance reste excellente dans chaque scène. Il y a très peu de couleur , mais il y a plusieurs flashs de bleus lumineux et électrisants et les rouges écarlates, tandis que les coups de feu et les explosions ajoutent des flammes ardentes d’orange.Présenté dans un rapport d’aspect 2.40: 1, le transfert numérique fraîchement découpé affiche des lignes pointues dans la maison baroque de Semira, les meubles gothiques élaborés et la salle de sport brillante et stérile où les jeunes vampires s’entraînent pour se battre.

Son :  Fait intéressant, le design sonore pour Blood Wars a été initialement enregistré pour Dolby Atmos, mais Sony a équipé le Blu-ray avec une bande sonore DTS-HD Master Audio 5.1, tandis que les propriétaires Ultra HD ont la possibilité de profiter du format. D’autre part, cette version est absolument incroyable, remplissant toute la pièce avec une variété de bruit et d’activité du début à la fin.  L’action est également répartie dans les trois canaux avant où beaucoup d’activité et de mouvement de fond offrent au film une présence attrayante et spacieuse. Les vocaux ne sont pas seulement bien priorisés et distincts, mais beaucoup de conversations se déplacent de manière convaincante hors écran, ce qui ajoute à la conception un sens impressionnant de l’espace. Le milieu de gamme est vaste et incroyablement dynamique, affichant des détails clairs et nets lors des moments les plus bruyants et les plus chaotiques. Et, comme d’autres ensembles dans la série, cette cinquième entrée arrive avec un fou d’un coup de foudre, qui fournit à chaque coup de feu, explosion, coup de poing et le pied de la patte de Lycan une sensation lourde et puissante. Avec quelques instants d’ici et là atteignant les profondeurs ultra-basses.

Bonus : Le roman graphique est une nouvelle version du film où les utilisateurs peuvent feuilleter les pages via leurs curseurs à distance. Les making off  détaillant la production, son design et son emplacement dans la franchise, mette en vedette des interviews de casting et d’équipage avec beaucoup de séquences.

 

  • Acteurs : Kate Beckinsale, Theo James, Tobias Menzies, Lara Pulver, Charles Dance
  • Réalisateurs : Anna Foerster
  • Audio : Anglais, Français
  • Sous-titres : Français
  • Région : Région B/2
  • Rapport de forme : 2.35:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Sony Pictures
  • Date de sortie du DVD : 21 juin 2017
  • Durée : 91 minutes

 

La nature – Mon premier livre avec autocollants (13 avril 2017) de Felicity Brooks

Un beau livre aux illustrations très colorées pour intéresser les enfants à la nature. Ils seront ravis d’apprendre un tas de choses sur les animaux, les plantes et les fleurs

Chronique : Un livret idéal pour faire patienter votre enfant (voyage en train, long repas de famille, activité à la maison, etc.) et lui apprendre la nature !
Ce livre est assez fin, ce qui est pratique pour l’emporter partout.
On reste dans la nature, avec cette collection dont les illustrations, majestueuses, sont à mi-chemin entre documentaire et album.
Ces livres s’adressent à de jeunes enfants : les textes sont courts, tout en offrant une bonne base de connaissance ; le vocabulaire est précis.Les autocollants à positionner ajoutent une perspective à la fois ludique et pédagogique à l’ensemble. Il est très accessible et il permettra à votre enfant de continuer à apprendre !

Note : 9/10

 

  • Broché: 24 pages
  • Editeur : Usborne (13 avril 2017)
  • Collection : MON PREMIER LIV

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100 jeux pour s’amuser en voiture (22 juin 2017) de Sam Smith

Avec ce livre rempli de jeux et de casse-têtes, dans un format compact et pratique, fini l’ennui lors des longs trajets !

Chronique : Les trajets des vacances sont parfois longs et il faut ruser pour occuper nos chers enfants. ce livre va les occuper a à faire des jeux des différences, des labyrinthes, des mots croisés, des mots mêlés, des sudokus…
Les nombreux jeux et activités ont pour thème les voitures et la circulation.Tout est toujours joliment illustré et coloré, varié et original.

Note 9,5/10

 

  • Broché: 100 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Usborne (22 juin 2017)

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Les créatures fantastiques – Autocollants Usborne (22 juin 2017) de Kirsteen Robson

D’étranges créatures évoluent dans un univers fantastique à compléter d’autocollants.

Chronique : Beaucoup d’autocollants. Les graphismes sont super sympas avec des couleurs gaies avec des momies égyptiennes, Les extraterrestres, Les monstres, Le manoir hanté. Ce livre d’autocollants original et amusant captivera l’imagination des enfants; Il y a plus de 300 autocollants à placer sur différentes scènes C’est aussi drôle qu’effrayant et les illustrations sont vraiment chouettes.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 23 pages
  • Tranche d’âges: 6 – 8 années
  • Editeur : Usborne (22 juin 2017)
  • Collection : AUTOCOLLANTS

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