Aliss (11 mai 2017) de Patrick SENÉCAL

Alice a dix-huit ans. Curieuse, intelligente et fonceuse, elle décide un jour de quitter sa province pour s’installer à Montréal. La métropole. La ville de tous les possibles.
À son arrivée, suite à une rencontre inattendue, Alice débarque dans un quartier peuplé d’excentriques. Comme Charles, mathématicien dandy et tourmenté ; Verrue, fumeur de joints et amateur de chansons populaires ; Andromaque, poétesse et tenancière d’un club de strip-tease un peu  » spécial  » ; ou les inquiétants Bone et Chair, fascinés par la torture.
Alice mord la vie à pleines dents, prête à tout pour entrer dans le mystérieux Palais, où les hôtes privilégiés de la Reine Rouge se réunissent pour laisser libre cours à leurs fantasmes les plus extravagants, ou les plus cruels…

Chronique : Patrick Sénécal nous offre sa propre version du conte « Alice » avec des personnages qui ont bercé notre enfance, mais dans un rôle plus sombre, plus glauque, plus violent. A la différence que l’histoire se déroule de nos jours, au canada, dans une banlieue imaginaire. Charles n’est autre que le lapin blanc, Verrue la chenille, Chess le chat du Cheshire, Bone le chapelier toqué, Mario le valet de cœur, Chair le lièvre Mars, etc.
L’histoire est plus que rondement menée. On se délecte des expressions canadiennes, ça change et ça fait du bien. L’écriture est telle que le lecteur est littéralement absorbé dans le livre, plus seulement un simple lecteur mais réellement acteur de l’histoire.
Une histoire incroyable peuplée de gens tous plus tordus les uns que les autres, de sexe, de drogues, de perversions en tout genre sous fond de conte de fée. La jeune Alice Rivard qui veut « aller plus loin », voir si le monde « . Le quartier de Montréal où elle « débarque » par hasard du métro est un enfer, mais çà, elle ne s’en rendra compte qu’au fil de son expérience qui prend, petit à petit, des allures de désastre ! Elle parvient à s’en échapper parce que, là où règne la « Reine rouge », ne règne que le malheur, dans toutes ses formes  ; elle est témoin de meurtres, de choses absurdes, grotesques ; il n’y a pas de police, d’hôpital, de médecins, de bus et autres moyens de transport, de banques et rien de ce qui faisait son monde « normal ». Dans cet univers complètement déjanté, elle finira par comprendre que sa place n’est pas dans cet « anti-monde » terrifiant. Les détails qui y sont apportés, et la folie qui y est imaginée en est bouleversante. C’est un livre que l’on n’oublie pas. On y appose des images sur ces mots qui resteront gravées a jamais dans notre mémoire.

Note : 9/10

  • Broché: 560 pages
  • Editeur : Fleuve éditions (11 mai 2017)
  • Collection : Thriller fantastique

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