L’Affreuse (26 avril 2017) de Ariel Crozon

«Vous verrez, même absente, je serai en quelque sorte présente, petit personnage qui, en esprit, discutera avec vous, argumentera, et sans doute vous engueulera.»
À 49 ans, Ariel Crozon entame le journal de sa vie désormais «frêle et précaire» : elle est atteinte de la maladie de Charcot. Mais ici, pas d’apitoiement. Sous sa plume, sa maladie est surnommée L’Affreuse, l’hôpital s’appelle Sancœur et son médecin est une célèbre actrice anglaise… Car chez Ariel, le rire l’emportera toujours sur les larmes.
L’Affreuse n’est autre que le souffle de vie d’une femme, dont la force lumineuse nous touche en plein cœur.

Chronique : Comme « Oscar et la dame rose » de Eric-Emmanuel Schmitt l’affreuse de Ariel Crozon est dans la même veine, un livre dur mais beau et avec une honnêteté hors du commun et un humour à toute épreuve,ce livre nous touche en plein cœur . Le requit cerne l’essentiel, et à en vivre le meilleur. Avec sa sincérité Ariel et sa lucidité de condamné, nous délivre un beau message d’espoir : il convient d’apprendre, avant tout, à oser vivre sa vie, puis à accepter sa mort. Loin de sombrer dans le mélo, sans fioriture et tout en simplicité, elle nous délivre un récit d’une grande délicatesse, débordant de spontanéité et d’émotion, d’humanité et de bonheur. Et l’écrivain parvient même à nous faire sourire avec cette histoire formidablement belle et attendrissante, mais aussi terriblement cruelle et poignante. Dans un style léger et vivant, au travers de ce récit extrêmement poétique, elle nous donne une formidable leçon de vie. Une œuvre magnifique pour tous, mais, surtout, pour ne pas oublier de vivre ! Un vrai coup de cœur.

Note : 10/10

  • Editeur : Editions Autrement (26 avril 2017)
  • Collection : AUTREMENT LITTE

41ivSpwVhIL.jpg

Publicités

Une réflexion sur “L’Affreuse (26 avril 2017) de Ariel Crozon

  1. Cambrézy

    Le Luc dont il est question dans le livre, c’est moi. Son compagnon pendant 16 ans, puis devenu son mari, aussi, 5 ans environ avant qu’elle ne me quitte. Je suis mal placé pour livrer un commentaire sur son « témoignage ». D’ailleurs, c’est probablement tout sauf un témoignage. Ariel écrivait pour vivre, à défaut de pouvoir empêcher ou retarder la mort annoncée.
    Pour Ariel, l’écriture était devenue une sorte de thérapie ; autrement plus efficace que sa visite hebdomadaire chez sa psy. Ariel était bravache, cash, comme diraient les jeunes aujourd’hui. Elle n’épargnait personne, pas même elle ; son livre en témoigne. Du coup, L’Affreuse est tout sauf ce que l’on attend de ce genre de livres vendus en librairie. Pas de pathos, pas de mélo, Ariel va droit au but et nous questionne sur ce que nous gardons de plus secret : la mort, le rapport à la mort dans notre société si codifiée et pourtant si muette sur ce sujet pourtant essentiel, le dicible et l’indicible, la pudeur et l’impudeur.

    Aimé par 1 personne

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s