Le roman d’Ernest et Célestine (23 mars 2017) de Daniel Pennac

Un ours et une souris amis ? Jamais ! Scandaleux ! Absolument interdit !
– C’est compris, Célestine ?
– Ernest, c’est compris ? Pourtant, personne ne pourra empêcher Ernest et Célestine de devenir les meilleurs amis du monde.

Chronique : « Le roman d’Ernest et Célestine », écrit par Daniel Pennac d’après les albums de Gabrielle Vincent ce lit  d’ une traite. Ce livre recèle plein de tendresse, d’amour, de bonne humeur, de courage, de passion… de gentillesse, et d’humour! Dans ce petit roman, il n’y a pas que le narrateur qui nous conte l’histoire… nous avons aussi les commentaires d’Ernest, de Célestine, de l’auteur, et même du Lecteur! et de quelques personnages vers la fin… C’est une vraie petite pépite. Ce qui est admirable dans cette aventure, c’est que l’on s’ennuie jamais. Toutes les virgules sont perlées, pour sourire, que l’on soit souris ou que l’on soit né ours. Une merveilleuse histoire qui porte à une réflexion sur la paix des ménages et la coexistence pacifique des peuples. Fabuleuse aventure, à lire aux petits même si ça décale par rapport aux dessins animés mais ça rapproche de notre humanité, c’est plein de tendresse, de finesse. Les grands ne perdent pas leur temps à le lire.

Note : 9,5/10

  • Broché: 201 pages
  • Tranche d’âges: 9 – 11 années
  • Editeur : Folio  Junior (23 mars 2017)

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Le jour du chien (29 mars 2017) de Patrick Bauwen

Les ténèbres sont mon domaine. Le métro, ma cité des morts. La souffrance de mes victimes, mon plaisir. Je suis le Chien. Inquisiteur ou Guerrier Saint, comme vous voudrez. Dieu est avec moi. Djeen, je croyais l’avoir tuée. C’était il y a trois ans. Déchiquetée par les roues du métro. Et voilà qu’elle me menace… Je dois la retrouver avant que Kovak ne le fasse. Et ce jour-là signera l’apogée du mal. Sur les traces d’un tueur psychopathe, dans un Paris souterrain plus hallucinant que l’Enfer, le nouveau thriller de Patrick Bauwen, un des maîtres du genre depuis L’Œil de Caine.

Chronique : Ce livre ce lit comme une mini série à suspens, Patrick Bauwen arrive à nous offrir un thriller fascinant. L’auteur permet à la tension de construire à travers les nombreuses torsions et tours que l’histoire prend tel que par le dernier tiers du livre, vous êtes collé à elle. La meilleure partie était que la fin qui est complètement imprévisible et surprenante. Cette histoire a de quoi vous faire dresser les cheveux sur la tête ! L’auteur a mis en scène une machination implacable où l’écriture y est habile tant dans sa rédaction que dans sa présentation : l’auteur choisit, bien volontairement, de terminer systématiquement chacun de ses chapitres par quelques mots ou une idée qu’il reprend aussitôt au chapitre suivant. Et effectivement, le lecteur n’a pas d’autre alternative que de tourner avec « frénésie » les pages de ce thriller prenant.
Avec cela, un suspense maintenu jusque à la fin et un dénouement à la hauteurDe bout en bout haletant. Une écriture limpide sans fioritures.

Note : 8,5/10

  • Editeur : Albin Michel (29 mars 2017)
  • Collection : LITT.GENERALE
  • Langue : Français

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Un appartement à Paris (30 mars 2017) de Guillaume Musso

Paris, un atelier d’artiste caché au fond d’une allée verdoyante.
Madeline l’a loué pour s’y reposer et s’isoler.
À la suite d’une méprise, cette jeune flic londonienne y voit débarquer Gaspard, un écrivain misanthrope venu des États-Unis pour écrire dans la solitude. Ces deux écorchés vifs sont contraints de cohabiter quelques jours.
L’atelier a appartenu au célèbre peintre Sean Lorenz et respire encore sa passion des couleurs et de la lumière. Terrassé par l’assassinat de son petit garçon, Lorenz est mort un an auparavant, laissant derrière lui trois tableaux, aujourd’hui disparus. Fascinés par son génie, intrigués par son destin funeste, Madeline et Gaspard décident d’unir leurs forces afin de retrouver ces toiles réputées extraordinaires.
Mais, pour percer le véritable secret de Sean Lorenz, ils vont devoir affronter leurs propres démons dans une enquête tragique qui les changera à jamais.

Chronique :  Voici le nouveau Musso; comme chaque année les lecteurs attende ses romans comme les spectateurs avec Woody Allen. Avec ce livre qui est plus un roman d’aventure  qu’un thriller qui se déroule sur cinq jours entre le 20 et le 25 décembre.  Musso nous offre une scène de suicide pour le prologue ce qui met le lecteur de suite dans l’ambiance. On fait ensuite connaissance avec un dramaturge misanthrope qu’est Gaspard, et une ex-flic cabossée de la vie avec Madeline qui se retrouvent contraints de partager un appartement avant de virer au noir le plus sombre avec l’assassinat d’un enfant et la présence d’un tueur en série terrifiant.
L’enfant assassiné c’est le fils d’un peintre à succès terrassé par la mort de son enfant. Cristallisation de plusieurs artistes le personnage de Sean Lorenz est l’occasion pour Musso de parler avec beaucoup d’acuité du processus de création.
Gaspard et Madeline, qui s’entendent comme chat et chien, se retrouvent sur la piste des trois derniers tableaux perdus de l’artiste. Mais ce n’est que le début d’une quête qui les conduira à New York en passant par Madrid…
L’histoire est racontée du point de vue de chacun des personnages. Cela donne au récit un rythme haletant et permet à Musso de donner plus de complexité à ses protagonistes.
Comme dans beaucoup de ses ouvrages, il est énormément question d’identité mais, c’est nouveau, il est question aussi du rapport à la paternité ou la maternité. Madeline va à Madrid pour une procréation médicalement assistée, l’égoïste Gaspard, orphelin de son père, pourrait-il finalement avoir la force et le courage de devenir père…
Roman de la maturité, il donne subtilement à réfléchir sur les bouleversements intimes, les lignes de faille, les ambiguïtés et les désirs contradictoires qui habitent tout un chacun. Une belle surprise.

Note : 9/10

  • Broché: 484 pages
  • Editeur : XO (30 mars 2017)

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Test DVD : Arès (1 avril 2017) de Jean-Patrick Benes avec Ola Rapace, Micha Lescot

Dans un futur proche, l’ordre mondial a changé. Avec ses 10 millions de chômeurs, la France fait désormais partie des pays pauvres. La population oscille entre révolte et résignation et trouve un exutoire dans des combats télévisés ultra violents où les participants sont dopés en toute légalité et où tous les coups sont permis.
Reda, dit Arès, est un ancien combattant qui vit de petits boulots de gros bras pour la police. Tout va changer lorsque sa soeur se fait arrêter et qu’il doit tout mettre en oeuvre pour les sauver : elle et ses filles.

Chronique Film  : « Arès », magnifique film noir dont le titre évoque le Dieu de la guerre, est  un bon film d’anticipation  sur notre monde vu sous un angle totalement désenchanté et déshumanisé. Privilégiant une ambiance de noirceur dans un Paris embourbé dans la misère où les rues sont envahies d’abris de fortune cette vision apocalyptique de notre société victime du capitalisme galopant est ici terrifiante ! Ce qui pourrait bien être un film visionnaire en étant un aperçu de ce qui nous attend, tant les similitudes avec quelques signaux actuels sont évidemment plus que palpables…Notre environnement urbain est à la fois magnifiquement filmé avec des plans d’ensemble et des éclairages superbes, alors que malgré tout, le danger est omniprésent en transformant chaque timide sortie en véritable épreuve de force ! Au milieu de tout cela, Arès Kowalski essaie de survivre, de se faire une place pour lui, en préservant aussi sa sœur et ses enfants, tandis qu’en tant que seul espoir d’étude du groupe , il verra petit à petit tout basculer autour de lui ! L’intrigue qui s’en suivra vaut d’ailleurs franchement le coup par l’engrenage dans lequel est piégé le héros, et la portée de l’histoire y trouve cruellement son compte par la similitude de quelques faits divers dramatiques déjà bien connus sur quelques cobayes rémunérés pour cela et récemment décédés. Pas parfait par manque de budget mais du très beau cinéma inspiré et intelligent de Jean-Patrick Benes, dont les acteurs dont Ola Rapace est très convaincant dans cet univers de désolation, sont tous impressionnants de réalisme. Fan film futuriste vous ne serait pas déçu et en plus c’est Français.

Note : 8,5/10

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Test DVD:

Image :Une image au piqué affuté, extrêmement détaillée et aux couleurs profondes. Belle tenue des noirs.  Les ambiances sont parfaitement retranscrites surtout lors des scénes de combats et le support se révèle d’une grande efficacité. Les contrastes donnent un volume et une profondeur à l’image à la hauteur de l’ensemble

Son : Le son bénéficie d’une grande qualité sonores.Les effets sonores du film envahissent les différents canaux, avec beaucoup de précision et de dynamique.

Bonus :  Côté Bonus, le making off est intéressant ce qui qui nous permet de découvrir de l’intérieur la création de ce film et le point de vue du réalisateur et nous apprend qu’un des producteur n’est autre que Louis Leterrier le réalisateur des Transporteur, Danny the dog et Hulk.

  • Acteurs : Ola Rapace, Micha Lescot, Thierry Hancisse, Hélène Fillières, Ruth Vega Fernandez
  • Réalisateurs : Jean-Patrick Benes
  • Audio : Français (DTS-HD 2.0), Français (DTS-HD 5.1)
  • Audio description : Français
  • Sous-titres pour sourds et malentendants : Français
  • Région : Toutes les régions
  • Rapport de forme : 2.40:1
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Gaumont
  • Date de sortie du DVD : 1 avril 2017
  • Durée : 80 minutes

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Test DVD : L’INCROYABLE DESTIN DE SVVA ( 30 mars 2017) de Max Fadeev

Le jeune Savva vit avec sa mère dans un village dont les habitants sont menacés par des hyènes pillardes. Alors que sa mère et tous les villageois ont été faits prisonniers, Savva parvient à prendre la fuite et se réfugie dans la forêt. Secouru par Anggee, le dernier des loups blancs, ils décident de se rendre chez un magicien au sommet d une montagne. Ils vont devoir échapper à de nombreux dangers, ainsi qu à l armée de la reine singe.

Chronique Film :  Ce film destiné davantage aux enfants mais bénéficie d’un travail d’animation époustouflant, avec cette 3D les images sont à la fois belles, poétiques, macabres, effrayantes, magiques, drôles.

Note : 8,5/10

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Test DVD :

Image : La colorimétrie du dessin animé est parfaitement étalonnée et nous permet de profiter d’un très belle animé. Le piqué n’en fait pas trop mais nous fait don de certains détails indiscernables en basse résolution.

Son : La répartition du son lors de la série est minutieuse, et les effets sonores sont magnifiquement mises en valeur. L’intelligibilité des voix est exemplaire.

 

 

  • Réalisateurs : Max Fadeev
  • Format : PAL
  • Audio : Français
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Les films du paradoxe
  • Date de sortie du DVD : 20 mars 2017
  • Durée : 85 minutes

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Test DVD : Bling ( 20 février 2017) de Kyung Ho Lee, Wonjae Lee avec Taylor Kitsch, Jennette McCurd

Sam rêve de se marier avec Sue, son amie d enfance dont il est follement amoureux, et pour cela, il a tout planifié : le moment parfait, un soupçon de magie et une jolie bague… Mais Sam doit affronter le maléfique Oscar qui a kidnappé Sue et qui menace de détruire la ville avec son super robot. Avec l aide de ses fidèles amis super héros (ou presque), Sam est prêt à tout pour sauver le monde… et celle qu il aime !

Chronique film : Sam et Sue sont deux enfants. Ils sont joueurs. Sue voit que Sam tient quelque chose dans sa main et elle veut absolument savoir ce que c’est. Catherine, maire de la ville et tante de Sue arrive et sort de sa limousine. Il est l’heure pour la jeune fille d’aller faire du cheval. Sam montre une capsule de canette et Catherine y voit aussi une bague et une future demande mais Sam se dégonfle. On les retrouve une fois adultes, à quelques jours de la Saint Valentin. Une parade est organisée pour ce jour spécial. Sam, qui a des amis robots qui se prennent pour des super héros, est devenu mécanicien. Il travaille dans un parc d’attractions. Il répète inlassablement sa demande en mariage et élabore de nombreuses surprises spectaculaires pour faire sa demande mais il y a toujours quelque chose qui finit par foirer. Il n’arrive donc jamais à ses fins. Sue est une jolie journaliste et elle attend depuis de nombreuses années que Sam lui pose la fameuse question. Découragée, acceptera-t-elle un choix de carrière qui pourrait tout remettre en cause ? Oscar, accompagné en permanence de son robot démoniaque Victor, est devenu le super-villain de la ville et ne rêve que d’épouser Catherine. Cette dernière n’a qu’une obsession, mettre Oscar en prison. Un dessin animé mignon avec de l’humour dans ce film . La course à la bague est haletante,on passe un bon moment mais le film est pas mémorable.

Note : 8/10

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Image : Une image splendide et très équilibrée en colorimétrie et fourmillant de détails .

Son : Une piste sonore très joli avec une richesse, une limpidité et un impact hautement satisfaisants.

Bonus : Un seul bonus qu’est la bande annonce, c’est un peu pauvre

  • Réalisateurs : Kyung Ho Lee
  • Format : PAL
  • Audio : Français
  • Région : Région 2
  • Nombre de disques : 1
  • Studio : Les films du paradoxe
  • Date de sortie du DVD : 20 février 2017
  • Durée : 78 minutes

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Test DVD : L’Homme qui plantait des arbres de Frederic Back avec Philippe Noiret

Evocation de la vie d’Elzear Bouffier, berger qui entreprit un peu avant la Premiere Guerre mondiale de planter des arbres dans une région déserte aux confins des Alpes et de la Provence.

Chronique film :  Le texte de Jean Giono, la voix inspirée de Philippe Noiret, et le film d’animation réalisé par Frédérick Back en 5 ans, entièrement à la main aux crayons de couleurs, font de ce petit film un véritable chef-d’oeuvre.
Vous y serez évidemment encore plus sensible, si vous connaissez le Plateau de Valensole, la Montagne de Chabre, la Montagne de Lure, les Baronnies, le village de Banon – où cette histoire se situe. Une région qui fut pauvre , aride, et désolée, sous le brûlant soleil de la Provence.
Mais même dans le cas contraire, vous ne resterez pas indifférent à l’évocation du labeur incessant de toute une vie paysanne solitaire, au service d’une grande cause écologiste. Véritable ode à la biologie, à l’environnement, à la vie, à la nature… Ce film, tant pour enfants que pour adultes, vaut mieux que tous les traités et les thèses sur les questions environnementales.

Note : 10/10

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Test DVD :

Image : Une image splendide piquée, très équilibrée en colorimétrie et fourmillant de détails . Malgré les nombreux dessins du film cette perfection visuelle est particulièrement saisissante.

Son : Une piste sonore splendide, la voix off de Philippe Noiret est nette -et captivante- d’un bout à l’autre.

Bonus : Dans les bonus de ce dvd nous sommes conviés à une discussion à bâtons rompus avec l’illustre Jean Giono dans le cadre de l’émission canadienne Premier Plan, tournée bien avant la sortie du film de Frédéric Back . Le deuxième entretien est avec Hubert Tison, producteur de l’Homme qui plantait des arbres qui parle spécifiquement de ce moyen métrage où l’homme nous livre quelques anecdotes intéressantes

DVD 1 :
Entretien avec Jean Giono et Hubert Tison (30′)
Galerie photos
Festivals et prix
DVD 2 :
« Portrait de Frédéric Back » (Le Point – 1987 – 32′)
« Entretien avec Frédéric Back » (En toute liberté – 1994 – 28′)
Galerie photos
Biographie de Frédéric Back

  • Acteurs : Philippe Noiret
  • Format : PAL
  • Audio : Anglais (Dolby Digital 2.0), Français (Dolby Digital 2.0)
  • Sous-titres : Anglais, Français
  • Région : Région 2
  • Rapport de forme : 1.33:1
  • Nombre de disques : 2
  • Studio : Les Films du Paradoxe
  • Durée : 90 minutes

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