La maison de Winnie l’Ourson (27 octobre 2016) de Alan Alexander Milne et Ernest H. Shepard

– Toi, tu as une maison, Cochonnet, et moi, j’ai une maison, et Hibou et Kangou et Lapin ont chacun leur maison, mais le pauvre Hi-han n’a rien. Aussi, voici à quoi j’étais en train de penser : construisons-lui une maison.
– Ça, dit Cochonnet, c’est une idée magnifique.
La version originale, dans toute sa beauté, de la suite des aventures de Winnie l’Ourson et de ses amis.

Critique : Winnie et ses amis vivent des jours heureux dans leur jolie forêt. Jour après jour, il leur arrive de nouvelles aventures, et cela amuse beaucoup Christopher Robin.
C’est vraiment mignon tout plein. L’édition qui m’a été offerte comporte d’autant plus les illustrations originales de E. H. Shepard qui embellissent un récit destiné aux petits, mais toujours sympathique pour les plus grands. le genre oscille entre nouvelles et roman, puis qu’aucun chapitre ne se suit vraiment ou ne nécessite la lecture du précédent pour comprendre.
Toutes ces petites créatures vivent dans un monde merveilleux et insouciant qu’il est parfois triste de lire puisque tout leur semble facile. On aimerait vraiment être avec Tigrou, Porcinet et les autres, vivre leur quotidien pour oublier le nôtre, s’amuser de la gentille et bienveillante bêtise de Winnie. Car on a tendance à oublier le caractère profond de nos compagnons d’enfance. Si Winnie n’est pas très intelligent, il cherche toutefois, entre deux pots de miel, le bien de ses amis. Et le magnifique paradoxe vient du fait que c’est le moins intelligent qui compose de magnifiques poèmes et chansons. Comme quoi, le plus bête n’est pas toujours celui auquel on pense. Belle leçon d’humilité…
Derrière sa timidité, Porcinet est quant à lui fort attachant et montre qu’un handicap (ici le bégaiement) n’empêche en rien l’amitié d’autrui. Sa gentillesse montre d’ailleurs encore une fois qu’il faut aller au-delà des apparences.
Maître Hibou représente tout l’inverse de Winnie : il se dit intelligent mais ne sait même pas lire. Il fait lui-même une faute en écrivant son nom, alors qu’il se prétend érudit. Il est même la référence pour ses amis. Mais on s’aperçoit toujours très vite qu’ils se sortent tous des mauvaises situations sans son aide.
Le cynisme de Bourriquet n’est là que pour montrer à quel point la vie est plus belle avec des amis.
Ces personnages sont de très bon exemples pour éduquer les petits sur la tolérance et l’amitié, et pour rappeler aux grands que même si ces contes représentent un idéal, cet idéal peut se trouver. Et quitte à ne pas le trouver dans les autres, il faut essayer de le trouver en nous. C’est sans doute un message d’espoir, qui, pour aller plus loin, invite à s’aimer les uns les autres et à vivre en communauté. On sait aujourd’hui combien les habitants de cette planète ont des difficultés à aimer l’autre…

Note : 10/10

 

  • Album: 208 pages
  • Tranche d’âges: 8 – 10 années
  • Editeur : Gallimard Jeunesse (27 octobre 2016)
  • Collection : BIBLIOTHEQUE GA

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