Sept secondes pour devenir un aigle (1 septembre 2016) de Day,Thomas

D’une île du Pacifique à l’Australie, du Cambodge à la Californie, du Grand Nord canadien au Japon ; de la violence radicale à la fuite vers un monde virtuel, de la débrouillardise tranquille au sacerdoce, du combat pour la survie d’une espèce en danger à la lutte pour celle de l’humanité elle-même, embarquez pour six voyages vertigineux, six manières pour l’homme de se confronter à la nature, quand ce n’est pas à sa nature. Avec Sept secondes pour devenir un aigle, recueil de six textes centrés sur les problématiques écologiques et les enjeux auxquels doivent faire face les hommes d’hier, d’aujourd’hui et de demain, Thomas Day prouve que son talent a atteint la pleine maturité. Sept secondes pour devenir un aigle a d’ailleurs reçu le prix du Lundi et le Grand Prix de l’Imaginair

Critique : Reliées par une thématique commune sur l’écologie, les six nouvelles de ce recueil nous font voyager dans notre passé comme notre futur, aux quatre coins de la planète. Thomas Day mélange les genres et la forme de ses récits pour aboutir à un cocktail maîtrisé, homogène et puissant qui nous prend aux tripes et nous interroge sur notre rapport à la nature. Faudra t’il en arriver à l’extrême décrit dans la novella qui clôt ce recueil, réguler la population mondiale de force pour l’empêcher de s’autodétruire ?
Sur les six nouvelles, on retiend surtout celle éponyme au recueil qui traite du terrorisme écologique avec une écriture majestueuse et dont les dernières phrases nous font l’effet d’un coup de poing par sa puissance évocatrice, ainsi que Lumière Noire à la fois dense et concise.
Seule déception, Tjukurpa qui nous laisse de marbre. On ne sait où veux venir l’auteur et la répétition d’éléments scatologiques dans le texte semble vraiment de trop. Heureusement, cette nouvelle n’est pas représentative de la qualité de l’ensemble du recueil.
Bien que porteurs d’une vision sombre et pessimiste de l’Homme et de l’avenir de l’humanité, les écrits nous apportent toutefois une lueur d’espoir, minime mais non négligeable. Enfin, la postface de Y. Rumpala, spécialiste des questions environnementales, nous éclaire sur le rôle que pourrait jouer la SF à l’avenir par sa pensée visionnaire et toujours en évolution. Loin d’être juste annexe, elle fait partie intégrante du recueil et lui donne un réel intérêt supplémentaire.
Par ce recueil, Thomas Day confirme qu’il est incontestablement l’un des auteurs les plus talentueux de la SF en France.

Note : 8,5/10

 

 

  • Poche: 384 pages
  • Editeur : Folio (1 septembre 2016)
  • Collection : Folio SF

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