Une Singularité nue (1 septembre 2016) de Sergio DE LA PAVA

Casi est un avocat new-yorkais qui n’a jamais perdu un procès. Fils d’immigrants colombiens, il vit chichement à Brooklyn jusqu’au jour où un collègue lui propose le crime parfait qui le mettra définitivement à l’abri du besoin. Devant cette opportunité, c’est d’abord son sens éthique de la justice et de la morale qui va vaciller, puis sa personnalité, enfin, son univers tout entier…
C’est une façon de résumer le livre. Il y en aurait d’autres, beaucoup d’autres, tant les événements qui se multiplient autour de Casi sont nombreux et variés. Une singularité nue est en effet un roman hors normes, si atypique qu’il n’a d’abord pas trouvé d’éditeur. Sergio De La Pava l’a donc publié à compte d’auteur et cet ouvrage est devenu un véritable phénomène, couronné par de nombreux prix et élu Meilleur roman de l’année par les médias. Ambitieux et hilarant, truffé de personnages attachants, à la fois réaliste et hystérique, voici un thriller incroyable qui force l’admiration par ses dimensions dantesques et son sens jazzé de la phrase.

Critique : Cette lecture annonçait un monument de la littérature américaine et… on est bien face à un livre incroyable mais qui ne va pas plaire à tout le monde.
On débute face à un très bon premier chapitré d’accroche qui nous peint le quotidien d’un avocat à la défense lors de la remise de ses cas. On est complètement immergé dans la cour et on comprend le dur labeur qu’est le leur. Devoir défendre une personne avec qui il parle juste pendant cinq minutes, avant d’espérer l’empêcher de finir en prison.
Puis on entre dans le sujet avec une mise en scène un peu lente mais qui permet de faire connaissance avec les protagonistes et de faire en crescendo la mise en place de l’intrigue. La seconde partie prend son envol et on a une construction bien menée pour un « casse ».
Le sujet de la cour américaine est mis en avant. Avec comme ligne de fuite : travailler pour atteindre une certaine forme de perfection. C’est notre société de consommation qui est mise à nu. On nous présente une société perdue où seule l’argent et la reconnaissance semblent avoir encore un sens. C’est donc cet esprit que nous avançons et que nous rencontrons nos personnages. Entre le rêve et la réalité la barrière semble bien mince.
Un roman qui prend son temps mais qui refermer est tout simplement un chef-d’oeuvre.

Note : 9,5/10

 

  • Broché: 850 pages
  • Editeur : Le Cherche Midi (1 septembre 2016)
  • Langue : Français

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