La ville dans le ciel de Chris Brookmyre, Vers le whisky et au-delà !!

Voilà un roman qui aura bien du mal à se faire une place dans les cases parfois rigides que, éditeurs comme lecteurs, dressent pour classer leurs ouvrages. On parle d’un polar qui prend place sur une station spatiale internationale. Une lecture originale et addictive.

L’aspect SF exige une concentration de la part du lecteur, tout du moins au début du roman, afin d’intégrer toutes les subtilités de cet univers. Heureusement très rapidement les codes du polar reprennent le dessus avec une enquête menée tambour battant, des mystères qui s’empilent, des courses-poursuites et des règlements de comptes sans pitié.

L’auteur a opté pour une science-fiction positive, à contre-courant de la production actuelle, la terre n’est pas au bord de la destruction, la construction de vaisseaux spatiaux est vécue comme un espoir coûteux mais indispensable pour l’humanité sans notion d’urgence climatique mais ne croyez pas pour autant que tout va bien sur la ville dans le ciel.

L’auteur s’est inspiré des nombreux microcosme qui ont fleuri à travers les âges et en a conclu un principe simple, plus les interdits sont sévères, plus les transgressions sont grandes. Les amateurs de polar urbain où règnent la corruption et les passions humaines débridées ne seront pas déçu du voyage. La ciudad de cielo est en effet un repaire de crapules en tous genres qui font régner alcool, drogue, perversion sexuelle diverses et variées, prostitution, combats clandestins. Un véritable nid de serpents.

Dans ce dédale de luxure et de corruption généralisée Alice tente d’y voir plus clair, guidé par ce lapin blanc peu fiable qu’est Nikki. L’auteur brosse le portrait de deux personnages pétris d’assurance qui vont voir leurs certitudes volées en éclats à mesure qu’elles vont s’approcher de la vérité. Le portrait de Nikki aurait pu être affiné, notamment la raison de son départ pour la station, mais l’écriture de ces deux personnages est solide et crédible.

Même si l’intrigue en elle-même se révèle prévisible avec une conclusion quelque peu confuse, ce thriller d’anticipation se révèle d’excellente facture.

Résumé : En orbite autour de la Terre, Ciudad de Cielo est la première marche permettant à l’humanité d’atteindre les étoiles. Décrite comme un lieu utopique où le crime n’existe pas, la station spatiale est néanmoins contrôlée par des gangs qui se livrent une guerre sans merci : prostitution, contrebande et racket sont omniprésents. Jusqu’ici, les autorités ont toujours fermé les yeux. Mais les choses vont changer : un cadavre vient d’être découvert, flottant en mille morceaux dans la microgravité de cette ville dans le ciel.L’enquête sur ce meurtre est confiée à Nikki « Fix » Freeman. Corrompue jusqu’à la moelle, c’est peu dire qu’elle n’est pas ravie d’être chaperonnée par Alice Blake, une jeune envoyée du gouvernement terrien fraîchement arrivée sur la station et particulièrement stricte dès qu’il s’agit du règlement.Alors que les morts s’accumulent, les masques vont finir par tomber, et les vraies raisons de ce déchaînement de violence se révéler au grand jour.

Éditeur ‎DENOEL (22 septembre 2021)
Langue ‎Français
Broché ‎512 pages
ISBN-10 ‎2207144801
ISBN-13 ‎978-2207144800

Doux mots dits Broché de Clou

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Il y a les mots qui blessent, ceux que l’on n’ose prononcer ou que l’on n’aurait pas dû dire. Et puis il y a les mots qui libèrent. C’est de toutes ces paroles-là qu’il est question dans Doux mots dits.

Chronique : Très beau recueil de textes et d’illustration de la chanteuse Chou
Contrairement à la description le livre est autant pour les Ado pour les adultes.
C’est à la fois accessible et travaillé, on y retrouve le témoignage d’une adolescente à la vie singulière qui fait forcément au vécu de des ado de toutes les époques, et, in fine a nos propres épreuves et expériences. Du premier baiser, aux parents distants, du cadeau raté au fou rire partagé.
Une lecture qui fait du bien aux yeux et a la tête.

Éditeur ‏ : ‎ Rageot Editeur; Illustrated édition (27 avril 2022) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 224 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2700278755 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2700278750

Tarzan, poney méchant – Je déteste Paris ! de Cécile Alix (Auteur), Chiara Baglioni (Illustrations)

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C’est l’effervescence au club des Edelweiss : poneys, enfants et moniteurs ont été invités à Paris pour organiser des baptêmes d’équitation au Salon de l’agriculture. Pourtant, à peine arrivé, Tarzan ne rêve déjà plus que d’une chose : retrouver ses montagnes bien-aimées… et donc fuguer !

Chronique : Roman très drôle et plein d’énergie sur un poney qui se retrouve dans un club équestre contre son gré !
Le roman est écrit à la 1ère personne, c’est le poney qui parle, et ça donne un côté vécu à l’histoire !
On retrouve tout l’univers du Salon de l’agriculture pour cette épisode qui est pleins d’aventures .

Tarzan ainsi que coq, cochon, cane et lapins ils ne pensent qu’à s’échapper chacun de son côté, ce qui n’est pas facile mais vont entrer dans Paris et nous faire découvrir la capital à leur façon.
Il n’y a rien de vraiment méchant, mais beaucoup de mauvaise humeur de la part des 2 personnages principaux et c’est très drôle !

Éditeur ‏ : ‎ Poulpe Fictions; Illustrated édition (28 avril 2022) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 189 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2377422357 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2377422357

Mes premiers airs de reggae 2 de Thierry Manes

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Avec ses puces sonores musicales, ce recueil est unique. Sur chaque page, l’enfant recherche dans l’illustration le petit bouton qui déclenchera la musique.

Chronique : Ce livre sonore est très facile à lire, et va vous permettre d’initier votre enfant au reggae. Il va faire découvrir les instruments et airs de musique raggea à votre tout petit. Les grands airs n’auront plus de secrets et le petit texte qui accompagne, permettent de bien comprendre le contexte. Une chouette découverte à faire des 1 an avec les puces sonores et jusqu’à 4-6 ans pour les découvertes musicales.

Note : 9,5/10

Éditeur ‏ : ‎ Grund; Illustrated édition (19 mai 2022) Langue ‏ : ‎ Français Relié ‏ : ‎ 12 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2324029944 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2324029943

Reste près de lui de Emily Koch

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Dans sa quête désespérée pour prouver l’innocence de son fils, Indigo est aidée par une inconnue au grand cœur. Toutefois, ce qu’elle ne sait pas, c’est que cette femme a ses propres raisons d’enquêter sur cette affaire…

Chronique : Reste près de lui de Emily Koch est un thriller psychologique qui tourne autour de la mort d’un jeune homme et de deux mères dévastées qui tentent de comprendre ce qui s’est réellement passé. Le drame familial qui se déroule est tendu et plein de suspense alors que les informations sont progressivement divulguées et que les deux fils respectifs en savent beaucoup plus sur l’incident qu’ils ne sont prêts à le dire. Leur silence ajoute au mystère et une menace présumée plane si quelque chose est révélé.

Il existe un merveilleux éventail de personnalités, toutes très différentes, qui contribuent à l’observation impressionnante des actions et des motivations qui se trament. Les points forts sont les deux mères célibataires, Alice Hyde et Indigo Owen. Alice est une bibliothécaire, posée et réservée, qui pense que montrer ses émotions est un signe de faiblesse. Elle a deux fils, Benny et Lou, deux personnages très différents qui entretiennent des relations très différentes avec leur mère. Lou intimide sa mère en privé, avec un fond de méchanceté bouillonnante qui la rend craintive en sa présence. Benny est le fils aîné attentif et doux et un bon frère pour Lou. Indigo est une art-thérapeute, stéréotypée, colorée, émotive et ouverte. Kane est son fils unique, il est gay, sincère, réfléchi et chargé d’un profond sens des responsabilités.

Lorsque Lou est retrouvé mort sur un parking un soir, semblant être tombé ou avoir été poussé de plusieurs étages, les deux familles sont sur le point de vivre l’horreur la plus dévastatrice à laquelle elles aient jamais été confrontées. Les trois garçons, ainsi qu’un personnage peu recommandable, étaient tous ensemble ce soir-là, mais aucun d’entre eux ne veut parler de l’incident, à l’exception de Kane, qui va faire une déclaration au poste de police et qui est ensuite arrêté et accusé de meurtre. Indigo ne peut accepter la culpabilité de son fils et commence à enquêter elle-même, car la police ne souhaite pas s’attarder sur une affaire dont la culpabilité a été avouée par écrit.

Alice, dont les émotions sont enfouies, a du mal à gérer sa douleur et sa perte, comme son entourage s’y attend, y compris son fils. Benny a ses propres raisons de ne pas vouloir parler de la soirée et Kane refuse de dire quoi que ce soit à Indigo. Alice et Indigo se rencontrent par hasard alors qu’Alice l’aide à utiliser les ressources de la bibliothèque. Elle est amenée à aider Indigo et, bien qu’elle découvre rapidement qu’il s’agit de la mère de l’assassin de son fils, elle a elle-même un doute tenace et aide Indigo à trouver des réponses. De son côté, Indigo n’est pas consciente du lien qui l’unit et est extrêmement reconnaissante de l’aide d’Alice.

Emily Koch crée un récit et des dialogues captivants qui mettent en évidence le pouvoir de protection d’une mère envers ses enfants. Deux mères très différentes ayant des relations différentes avec chacun de leurs fils. La relation entre chacune d’elles est fascinante et la façon dont elle évolue au fil du temps à mesure que le mystère est résolu est intrigante. Les attentes, l’humeur et les liens entre les deux mères se transforment habilement au fur et à mesure que l’histoire se développe. Le roman s’achève sur une belle conclusion qui résout les diverses questions relatives aux garçons, à la police et à la relation entre les mères.

Éditeur ‏ : ‎ Calmann-Lévy (18 mai 2022) Langue ‏ : ‎ Français Broché ‏ : ‎ 414 pages ISBN-10 ‏ : ‎ 2702180906 ISBN-13 ‏ : ‎ 978-2702180907

Tant qu’il y aura des cèdres de Pierre Jarawan, Papaoutai

Un premier roman ambitieux. Une quête des origines sur fond de tensions politiques, un personnage principal en perte de repères. Le tout forme un récit très agréable à lire mais avec des petits défauts.

Il ne faut pas oublier qu’il s’agit d’une première œuvre. J’ai donc pardonné à l’auteur sa plume timide et sa narration un peu scolaire. Le style est très agréable à lire mais on sent que l’auteur n’a pas encore montré tout ce qu’il pouvait faire. Il a également tendance à étaler des éléments historiques concernant le Liban sans qu’il y est forcément de rapport avec l’intrigue, donnant un côté dissertation très appliqué à l’ensemble.

Le portrait du personnage principal sauve le récit de ces petites imperfections. Passé une première partie tout en douceur et nostalgie, survient le temps troublé qui fait suite à cette disparition paternelle inexpliquée dans une seconde partie à double temporalité.

Suivre l’évolution psychologique de Samir entre son adolescence colérique et rageuse et le jeune adulte en quête de réponse mais qui cherche aussi à se pardonner à lui-même était très agréable à la lecture. J’aurais aimé que l’auteur insiste sur le dépaysement d’un immigré de retour dans son pays d’origine mais le récit est déjà suffisamment dense comme ceci.

Malheureusement la troisième et dernière partie vient gâcher l’appréciation générale. Le rythme s’emballe, l’intrigue prend un tournant que j’ai jugé dispensable et pas assez approfondie. Les réponses tant attendues surviennent de manière précipitée et le final paraît confus et insatisfaisant.

Malgré cette conclusion en demi-teinte, Tant qu’il y aura des cèdres reste une lecture agréable avec un excellent portrait d’un jeune homme en perte de repères.  

Résumé : Après avoir fui le Liban, les parents de Samir se réfugient en Allemagne où ils fondent un foyer soudé autour de la personnalité solaire de Brahim, le père. Des années plus tard, ce dernier disparaît sans explications, pulvérisant leur bonheur. Samir a huit ans et cet abandon ouvre un gouffre qu’il ne parvient plus à refermer. Pour sortir de l’impasse, il n’a d’autre choix que de se lancer sur la piste du fantôme et se rend à Beyrouth, berceau des contes de son enfance, afin d’y dénicher les indices disséminés à l’ombre des cèdres.
Voyage initiatique palpitant, Tant qu’il y aura des cèdres révèle la beauté d’un pays qu’aucune cicatrice ne peut altérer. À travers cette quête éperdue de vérité se dessine le portrait d’une famille d’exilés déchirée entre secret et remords, fête et nostalgie.

Éditeur ‎Le Livre de Poche (10 mars 2021)
Langue ‎Français
Poche ‎576 pages
ISBN-10 ‎2253077755
ISBN-13 ‎978-2253077756

Adieu Monsieur Haffmann avec Daniel Auteuil (Acteur), Gilles Lellouche (Acteur), Fred Cavayé (Réalisateur)

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Paris 1941. François Mercier est un homme ordinaire qui n’aspire qu’à fonder une famille avec la femme qu’il aime, Blanche.

Chronique : Fred Cavayé s’affirme de plus en plus dans le paysage du cinéma français. Mais c’est aussi le cinéaste des grands écarts entre les films sombres et violents – Pour elle, Mea Culpa, A bout portant -, et la comédie déjantée comme Radin. Il s’attaque cette fois au drame intimiste et historique pour nous offrir une perle qui vient de recevoir une Salamandre d’Or au Festival de Sarlat 2021. Paris 1942. François Mercier est un homme ordinaire qui n’aspire qu’à fonder une famille avec la femme qu’il aime, Blanche. Il est aussi l’employé d’un joaillier talentueux, Mr Haffmann. Mais face à l’occupation allemande, les deux hommes n’auront d’autre choix que de conclure un accord dont les conséquences, au fil des mois, bouleverseront le destin de nos trois personnages. 116 minutes intenses, sombres, dramatiques, non dénuées de suspense et admirablement interprété.
Adieu Monsieur Haffmann est avant tout une pièce de théâtre à succès de Jean-Philippe Daguerre, 4 fois primée aux Molières en 2018. Cette adaptation aurait pu souffrir des pièges du théâtre filmé. Il n’en est rien, car Cavayé maîtrise parfaitement l’art du huis-clos. Tourné dans le 18ème arrondissement, – pour les rares extérieurs –, puis interrompu par le 1er confinement, le travail a pu se terminer en juin 2020 et la sortie retardée jusqu’en janvier 2022. Mais, croyez-moi ne le ratez pas car c’est incontestablement un des films français que j’ai raté et que je redécouvre et en positif. Car notre cinéaste a confié parfois les difficultés sont créatrices. De fait, il a dû restreindre le nombre de scènes censées « aérer » le huis-clos. Tout compte fait, ce fut un mal pour un bien. Le drame a gagné en épaisseur et en noirceur en se focalisant sur la question centrale « comment peut-on devenir un salaud ? ».
Ce film est un film d’acteurs. Il repose donc entièrement sur les performances époustouflantes du trio, Daniel Auteuil, Gilles Lellouche et Sara Giraudeau, – cette dernière primée à Sarlat pour son interprétation -. Des comédiens – nes – de très haute volée. Une mise en scène ciselée, des éclairages et des décors soignés, une tension permanente, pour un grand film français

Rapport de forme ‏ : ‎ 1.78:1 Classé ‏ : ‎ Tous publics Dimensions du colis ‏ : ‎ 19 x 13.7 x 1.7 cm; 70 grammes Réalisateur ‏ : ‎ Fred Cavayé Format ‏ : ‎ Couleur, Cinémascope, PAL Durée ‏ : ‎ 1 heure et 50 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 18 mai 2022 Acteurs ‏ : ‎ Daniel Auteuil, Gilles Lellouche, Sara Giraudeau, Nikolai Kinski, Mathilde Bisson Doublé : ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎ Français (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ Orange Studio

355 avec Jessica Chastain (Acteur), Penélope Cruz (Acteur), Simon Kinberg (Réalisateur)

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Une arme technologique capable de prendre le contrôle de réseaux informatiques tombe entre de mauvaises mains.

Chronique : 355 était la tentative du scénariste / réalisateur Simon Kinberg de créer un thriller d’espionnage dirigé par une femme dans le moule de Mission: Impossible . L’idée est en fait venue de l’actrice principale Jessica Chastain, qui l’a proposée à Kinberg alors qu’ils travaillaient ensemble sur X-Men: Dark Phoenix en 2014. Kinberg a eu une carrière assez réussie en tant que écrivain et producteur, mais ses efforts de réalisateur n’ont pas été aussi bons, surtout compte tenu des obstacles externes auxquels ils ont été confrontés. Dark Phoenix a été en partie victime de la purge chez Fox après que Disney a acquis le studio, et The 355 fait face à quelque chose d’encore plus puissant que Disney : une pandémie mondiale. Le film a été annoncé en 2018, est entré en production en 2019 et a été terminé sous les protocoles COVID-19 en 2020. Le plan était de le sortir en janvier 2021, mais cela a été repoussé à janvier 2022 à la place, et il a coulé même plus rapidement au box-office que Dark Phoenix .

Le scénario de Kinberg et Theresa Rebeck n’innove pas pour le genre ; il offre juste un cadre mince sur lequel accrocher ce qui est essentiellement une histoire de copain-espion. Mace (Chastain), Marie (Diane Kruger) et Khadijah (Lupita Nyong’o) sont des agents de différentes agences qui sont forcés de faire équipe avec un étranger (Penelope Cruz) à la poursuite d’un MacGuffin qui menace la sécurité du monde. Des rebondissements prévisibles et des doubles croisements s’ensuivent. 355 met également en vedette Sebastian Stan, Edgar Ramirez, Bingbing Fan et Jason Flemyng.

355est rempli de caméras rapides et instables, ce qui ne donne pas le genre d’énergie à la procédure que Kinberg pense apparemment. La seule fois où cela fonctionne parfaitement, c’est lors d’une scène où les lumières s’éteignent et il y a des flashs stroboscopiques d’images intentionnellement déroutantes et chaotiques. Pour la majorité du reste du film, ce travail de caméra chaotique est un obstacle, d’autant plus qu’il gaspille les efforts que les acteurs mettent dans l’action. Chastain a réalisé certaines de ses propres cascades, mais la façon dont les choses sont tournées et montées, elle n’avait vraiment pas besoin de s’en soucier, car vous ne pouvez pas facilement dire que c’est elle. La mise en scène et le découpage créent également de la confusion lors de scènes à suspense comme la poursuite du chat et de la souris dans les rues de Marrakech, où il n’y a pas de sens précis de la géographie.

Malgré ces défauts, 355 n’est pas forcément un mauvais film, mais c’est un bon film sans imagination, ce qui est décevant quand on a autant de talent devant la caméra. Beaucoup de grands films ont fait beaucoup avec très peu, mais Kinberg fait le minimum et vaut toujours la peine d’être regardé, mais il faut des attentes réalistes pour l’apprécier.

Le directeur de la photographie Tim Maurice-Jones a capturé 355 numériquement au format ARRIRAW à des résolutions de 3,4K et 4,5K, en utilisant les caméras ARRI Alexa LF, Alexa Mini, Alexa SXT et Sony A7S, avec les objectifs ARRI Signature Prime, Zeiss Ultra Prime et Angenieux Optimo. Il n’y a aucune indication de la résolution à laquelle l’intermédiaire numérique final a été terminé, mais étant donné l’abondance de CGI utilisée tout au long du film, il se peut qu’il s’agisse de 2K.

L’audio principal est proposé en 5.1 DTS-HD Master Audio. Les surrounds sont très actifs, en particulier lors des séquences d’action, et les basses prennent également vie aux moments clés. La musique de Junkie XL fait de son mieux pour donner au film le genre d’énergie propulsive qui manque au travail de caméra, et ça sonne fantastique ici.

Pour les bonus c’est est du matériel EPK assez standard, sans réelle profondeur. Les scènes supprimées consistent principalement en une seule scène qui développe ce qui se passe à l’hôtel entre Penelope Cruz et Edgar Ramirez, suivie d’une brève et superflue extension de scène plus tard dans le film. Un premier documentaire se concentre sur la longue poursuite à pied et à moto dans les rues de Paris ; puis un autre montre les cascades pendant les scènes du chantier naval

Rapport de forme ‏ : ‎ 1.78:1 Classé ‏ : ‎ Tous publics Réalisateur ‏ : ‎ Simon Kinberg Format ‏ : ‎ Couleur, PAL, Cinémascope Durée ‏ : ‎ 1 heure et 57 minutes Date de sortie ‏ : ‎ 25 mai 2022 Acteurs ‏ : ‎ Jessica Chastain, Penélope Cruz, Bingbing Fan, Diane Kruger, Lupita Nyong’o Doublé : ‏ : ‎ Anglais, Français Sous-titres : ‏ : ‎ Français Langue ‏ : ‎ Anglais (Dolby Digital 5.1), Français (Dolby Digital 5.1) Studio  ‏ : ‎ M6 Vidéo

Feminicid de Christophe Siebert, bienvenue à Mertvecgorod

Une dictature d’Europe de l’est, une population qui vit dans une grande précarité, un journaliste qui met sa vie en péril pour faire la lumière sur une série de féminicide qui sévit depuis des années. Ce résumé vous évoque notre triste réalité ? C’est encore bien pire que ça.

Feminicid est un livre univers. L’auteur tient également un blog, https://mertvecgorod.home.blog/, dont cet ouvrage n’est que l’une des nombreuses émanations. Le livre est un condensé protéiforme d’une enquête journalistique qui va prendre progressivement une ampleur démesurée. En plus du récit du journaliste en lui-même, qui enquête sur le meurtre d’un millier de femmes sur une longue période, l’ouvrage compile une chronologie de ce pays fictif, des articles de journaux, des pages wikipédia, des liens internet, des témoignages des différents protagonistes de cette enquête. Un véritable mille-feuilles narratif qui peut vite donner une sensation de vertige mais qui se révèle également extrêmement addictif.

L’univers imaginé par l’auteur se révèle au fil de la lecture. On apprend à connaître ce pays autoritaire, son histoire sanglante et sordide. Une véritable mythologie se bâtit au fil des pages et ce qui devait être une simple enquête sur un fait divers se révèle être beaucoup plus.

Il faut évidemment être happé par cet univers où règnent la mort, la corruption et la misère la plus crasse possible. L’auteur est parvenu à bâtir un univers cohérent, glauque et malsain de manière magistrale, un univers où la réalité dépasse la fiction à moins que cela ne soit le contraire.

Car Feminicid est aussi un ouvrage poreux nourri à la source de notre réalité, qui peut être tout aussi violente que n’importe quel monde fictif inventé par un auteur. Deux faits divers ont inspiré l’auteur lors de la rédaction de l’ouvrage, ainsi qu’un événement historique et bien sûr tout le folklore slave, la chasse sauvage entre autres, et certains mystères antiques qui feraient mieux de rester sceller à jamais.

Feminicid est une lecture qui prend aux tripes, une atmosphère malsaine qui dérange et une mise en œuvre passionnante. Un univers mature, qui ne demande qu’à être exploré par des âmes averties.

Résumé : Voici la première édition non-clandestine du manuscrit de Timur Maximovitch Domachev, journaliste trouvé mort d’une balle dans la tête le 20 fevrier 2028, à Mertvecgorod, alors qu’il enquêtait sur des feminicides en série. Entre l’audace narrative de Bolano, la noirceur cyberpunk de Dantec ou le post-exotisme de Volodine, les chroniques de Mertvecgorod explorent les bas-fonds d’une société rongée en profondeur.

ASIN ‎B091F3LG8S
Éditeur ‎DIABLE VAUVERT (16 septembre 2021)
Langue ‎Français
Broché ‎384 pages
ISBN-13 ‎979-1030704464

Actuellement offert chez LEGO : trois cadeaux à cumuler !

Comme prévu, vous pouvez maintenant profiter de deux jolis cadeaux offerts sur le Shop officiel LEGO, ainsi que d’un troisième spécial Fête des Mères. C’est le moment de cumuler les cadeaux !

Cadeaux LEGO mai 2022 40529 40533 30417

Jusqu’au 30 mai 2022 ou dans la limite des stocks disponibles (aussi valable en LEGO Store) :

Ces trois offres sont évidemment cumulables entre elles : si vous dépensez plus de 160€ (et que vous pensez bien à saisir le code MD22 pour le polybag), les trois cadeaux s’ajouteront automatiquement au panier. J’en connais qui vont surveiller le retour en stock de l’excellente DeLorean LEGO 10300 Back to the Future Time Machine en espérant que le cadeau LEGO Ideas 40533 Cosmic Cardboard Adventures ne soit pas en rupture trop vite…